20 Janvier 2026 , il ya deux ans, Félix Tshisekedi prêtait serment pour un deuxième mandat à la tête du pays. Pour quel bilan à mi parcours ? À cette question, il faut dire que face aux enjeux liés à la guerre et à la situation économique héritée, des efforts de Titan sont en cours afin de mettre un terme à l’agression du Rwanda via ses suppõts du M23 . Un état des choses dramatique qui n’a pas eu raison de la volonté du gouvernement de stabiliser la monnaie nationale le Franc congolais et répondre tant soit peu, aux préoccupations du peuple congolais.
Réélu Président de la République en 2023 , Félix Tshisekedi est placé devant l’obligation rendre compte à mi- chemin au regard des promesses faites pour son nouveau quinquennat placé sous le signe de la sécurité, de la justice sociale et du développement économique.
Sur le plan économique, le gouvernement met en avant une croissance soutenue, portée notamment par le secteur minier et certains investissements publics. Les programmes sociaux engagés lors du premier mandat, tels que la gratuité de l’enseignement primaire et certaines mesures dans la santé, ont été maintenus et élargis, contribuant à améliorer l’accès aux services de base pour une partie de la population. Il convient de souligner aussi la stabilité de la monnaie nationale, le Franc congolais visible depuis des mois.
Cependant, le défi sécuritaire demeure majeur. Dans l’Est du pays, l’insécurité liée à l’agression rwandaise continue de provoquer des déplacements massifs de populations et de fragiliser l’autorité de l’État. Malgré les initiatives diplomatiques qui ont à la signature des accords de Doha et Washington les résultats restent limités aux yeux de nombreux observateurs, bien que dans le volet militaire, les FARDC ont le vent en poupe.
Le climat politique et institutionnel suscite également des critiques. Organisations de la société civile et ONG dénoncent des atteintes aux libertés publiques, une justice perçue comme peu indépendante et une lutte contre la corruption jugée insuffisante.
À mi-parcours, le second mandat de Félix Tshisekedi apparaît ainsi comme une période charnière, entre attentes populaires fortes et urgences structurelles encore non résolues.
Patrick LOKONI
