À Davos, la crise persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo a occupé une place centrale dans les échanges entre Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et le roi Philippe de Belgique. Cette rencontre, tenue en marge du Forum économique mondial, illustre l’intérêt croissant porté par Bruxelles à l’évolution de la situation sécuritaire dans une région marquée par la poursuite des violences armées et leurs répercussions politiques.
Au-delà du cadre bilatéral, l’entretien a permis de mettre en lumière la nécessité d’une action diplomatique plus cohérente face à une crise qui s’enlise. Les discussions ont souligné l’importance d’une solution pacifique fondée sur le respect de la souveraineté de la RDC, tout en appelant à des mécanismes de dialogue capables de favoriser une stabilisation durable, dans un contexte où les activités du M23 continuent de peser sur l’autorité de l’État et le fonctionnement des institutions locales.
S’exprimant après la rencontre, le vice-Premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a résumé la position de son pays dans un message publié sur X : « Nous avons réaffirmé notre engagement pour une solution pacifique à l’Est de la RDC et le respect pour son intégrité territoriale, et encouragé un dialogue national inclusif ». Il a également insisté sur la dimension humanitaire du conflit, affirmant que « la Belgique reste un partenaire stratégique de la RDC, déterminé à soutenir la paix et assurer que les pays européens se préoccupent à suffisance de la situation humanitaire dramatique qui est vécue par la population indûment administrée par le M23 ».
CB
