Le gouvernement congolais accélère la transformation de son secteur minier en s’attaquant à un maillon longtemps négligé : la connaissance scientifique du sous-sol.
À Kinshasa, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a officialisé un partenariat avec la société Xcalibur Multiphysics Group SL, destiné à doter la République démocratique du Congo d’une cartographie géophysique et géologique moderne couvrant l’ensemble du territoire national. L’initiative marque un tournant stratégique dans la gestion des ressources naturelles du pays.
Le programme repose sur des levés aéroportés à haute résolution, combinant données magnétiques, radiométriques et technologies de télédétection, appuyés par des analyses géologiques et géochimiques avancées.
Cette approche permettra de mieux localiser les ressources, de fiabiliser les estimations des réserves et de disposer d’informations précises pour orienter les politiques minières. En s’appuyant sur ces outils scientifiques, les autorités ambitionnent de renforcer la transparence et la crédibilité du secteur, tout en améliorant l’attractivité de la RDC auprès des investisseurs responsables.
La supervision technique et scientifique du projet sera assurée par le Service géologique national du Congo (SGN-C), garant de la centralisation et de la sécurisation des données au bénéfice exclusif de l’État.
Inscrite dans la vision du président Félix Tshisekedi Tshilombo et dans le programme d’action du gouvernement conduit par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, cette initiative répond également aux défis de la transition énergétique et numérique, notamment à travers l’identification des minerais stratégiques. À travers ce chantier, Louis Watum entend faire du sous-sol congolais un levier de souveraineté économique et de développement durable.
CB
