Le secteur des télécommunications en République démocratique du Congo est appelé à entrer dans une nouvelle phase de gouvernance plus inclusive. Réuni en Conseil des ministres le vendredi 30 janvier, le président Félix Tshisekedi a réaffirmé la nécessité de faire respecter la loi afin de garantir l’équité sociale au sein des entreprises du secteur. Pour le Chef de l’État, l’application rigoureuse des textes légaux demeure un impératif, car ils constituent « le socle de l’État de droit, de la justice sociale et de la crédibilité de l’action publique ».
Au centre des préoccupations figure l’article 40 de la loi n°20/017 du 25 novembre 2020 sur les télécommunications et les technologies de l’information et de la communication. Cette disposition prévoit la participation des travailleurs congolais à hauteur de 5 % du capital social des entreprises de télécommunications. Selon le président de la République, cette mesure vise à promouvoir « l’inclusion économique nationale » et à instaurer un partage plus juste de la valeur produite. Il a néanmoins déploré que cette avancée légale, pourtant consacrée par la législation, n’ait jamais été concrètement appliquée, entraînant des déséquilibres persistants dans la gouvernance du secteur.
Déterminé à mettre fin à cette situation, Félix Tshisekedi a instruit la Première ministre de coordonner une action gouvernementale rapide et concertée. Les ministres concernés, en collaboration avec l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications, devront engager des discussions avec les opérateurs afin de définir « les modalités pratiques, juridiques et financières » permettant l’application effective de la loi. La levée du moratoire ayant retardé l’ouverture du capital social figure parmi les pistes évoquées, avec pour objectif affiché de faire de l’équité en faveur des travailleurs congolais un principe effectif de gouvernance des télécoms.
CB
