Le dossier des crimes de masse commis en République démocratique du Congo revient au premier plan de l’agenda gouvernemental.
Réuni en Conseil des ministres le vendredi 30 janvier, le président Félix Tshisekedi a insisté sur l’urgence de dépasser le stade des déclarations pour engager une action publique cohérente en faveur de la reconnaissance internationale des atrocités perpétrées sur le sol congolais, en particulier dans l’Est du pays. Pour le Chef de l’État, la mémoire des victimes impose désormais une démarche organisée, capable de porter la cause congolaise au-delà des frontières nationales.
Au fil des années, les violences répétées ont profondément marqué les populations, laissant derrière elles des pertes humaines considérables, des déplacements massifs et des blessures sociales encore ouvertes. Les autorités estiment qu’il est temps de construire un récit national assumé, reposant sur la vérité historique et soutenu par des mécanismes institutionnels solides. L’objectif affiché est de faire reconnaître ces crimes à leur juste qualification, tout en consolidant l’appropriation nationale de cette mémoire collective.
Dans cette optique, une stratégie nationale de plaidoyer a déjà été élaborée sous la coordination du ministère des Droits humains, avec l’appui de plusieurs acteurs nationaux. Le défi reste cependant son opérationnalisation. Le président de la République a appelé à une mobilisation transversale des institutions concernées, sous la supervision de la Première ministre, afin d’assurer la cohérence des messages et l’efficacité de l’action diplomatique. Des évaluations régulières sont prévues pour mesurer les progrès accomplis, dans une démarche présentée comme un impératif de justice, de dignité nationale et de responsabilité envers les victimes.
CB
