Dans un contexte marqué par une volonté affirmée de réforme et d’assainissement de la gouvernance universitaire en République démocratique du Congo, la Rectrice de l’Université des Sciences de l’Information et de la Communication (UNISIC), la Professeure Espérance Bayedila, vient de poser un acte fort en annulant plus de 200 engagements du personnel jugés illégaux ou irréguliers.
Cette décision courageuse s’inscrit clairement dans le sillage des réformes initiées par le Recteur de l’Université de Kisangani (UNIKIS), le Professeur Ordinaire Mathieu Kirongozi Bometa, considéré aujourd’hui comme l’un des pionniers du redressement institutionnel dans le secteur de l’Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU).
L’UNIKIS, point de départ d’une réforme salutaire
C’est à l’Université de Kisangani que cette dynamique de réforme a véritablement pris forme. À travers une décision rectorale qualifiée de courageuse, le Recteur Mathieu Kirongozi Bometa avait procédé à l’annulation de plusieurs nominations et engagements opérés en violation des procédures légales et réglementaires en vigueur.
Cette démarche visait essentiellement à restaurer la légalité administrative, à faire respecter les textes régissant l’ESU et à réaffirmer l’autorité des organes statutaires.
En posant cet acte, le Recteur de l’UNIKIS a envoyé un message fort à l’ensemble des institutions universitaires du pays : la gestion des ressources humaines doit désormais obéir aux principes de légalité, de transparence et de méritocratie. Son action a ainsi servi de référence et de précédent dans le paysage universitaire congolais.
L’UNISIC s’inscrit dans la continuité
C’est dans cette même logique que la Rectrice de l’UNISIC, Espérance Bayedila, a décidé d’annuler plus de 200 engagements jugés irréguliers. Selon les informations rendues publiques, ces engagements ne respectaient ni les procédures établies ni les exigences légales encadrant le recrutement et la gestion du personnel universitaire.
Par cette décision, la Rectrice Bayedila démontre sa détermination à assainir la gestion administrative de son institution, à renforcer la crédibilité de l’UNISIC et à aligner son action sur les orientations de réforme prônées au sein du secteur de l’ESU. Son acte s’inscrit ainsi dans une continuité institutionnelle, clairement inspirée par l’exemple donné à l’UNIKIS.
Vers une nouvelle culture de gouvernance universitaire
La convergence des décisions prises à l’UNIKIS et à l’UNISIC traduit l’émergence d’une nouvelle culture de gouvernance universitaire, fondée sur le respect des textes, la responsabilité administrative et la transparence. Elle témoigne également d’une volonté croissante des dirigeants universitaires de rompre avec des pratiques irrégulières longtemps décriées dans le secteur.
En suivant les traces du Recteur Mathieu Kirongozi Bometa, la Rectrice Espérance Bayedila confirme que la réforme de l’Enseignement Supérieur et Universitaire n’est plus un simple discours, mais une réalité qui commence à se traduire par des actes concrets.
Pour de nombreux observateurs, cette dynamique pourrait, à terme, restaurer la confiance de la communauté universitaire et renforcer durablement la qualité de la gouvernance des universités publiques en République démocratique du Congo.
Espedi SAILE
