Face à la persistance de l’insécurité dans l’est du pays, le gouvernement congolais affirme avoir contenu une nouvelle tentative d’attaque attribuée au M23.
Lors du Conseil des ministres tenu le vendredi 6 février à Kinshasa, les autorités ont assuré que les drones lancés vers l’aéroport de Bangoka, à Kisangani, ont été neutralisés avant de causer des dégâts.
Kinshasa indique également avoir identifié l’origine de ces engins, tout en poursuivant les enquêtes, rejetant les déclarations du mouvement rebelle qui affirme avoir atteint des cibles militaires.
Au-delà du volet strictement sécuritaire, l’exécutif a dressé un état des lieux du climat national.
Selon les autorités, la reprise annoncée de Minembwe Centre par les forces armées congolaises a contribué à renforcer le moral de la population, même si certaines informations locales appellent à la prudence quant à la situation réelle sur le terrain.
Le gouvernement évoque par ailleurs un écho favorable dans l’opinion publique après les propos tenus par le président américain Donald Trump à l’endroit du chef de l’État congolais, Félix Tshisekedi, en marge du National Prayer Breakfast à Washington.
Sur le terrain, les autorités revendiquent des progrès militaires dans la province du Sud-Kivu, avec la récupération de plusieurs localités précédemment sous contrôle du M23.
Des combats ont été rapportés dans des zones considérées comme stratégiques, notamment à Point Zéro, où l’armée congolaise affirme avoir consolidé ses positions. Kinshasa assure maintenir une approche combinant action militaire et initiatives diplomatiques, dans l’objectif de rétablir durablement la sécurité et la stabilité dans l’est de la République démocratique du Congo.
CB
