Jean-Marc Kabund a de nouveau pris position sur la perspective d’un dialogue politique en République démocratique du Congo, en affichant une ligne dure face aux initiatives qu’il juge orientées.
S’exprimant ce samedi 7 novembre, l’opposant a affirmé que sa participation ne serait envisageable que dans le cadre d’un processus réellement inclusif, placé sous la conduite d’une facilitation indépendante, et respectueux des principes fondamentaux de l’État, notamment la Constitution, la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale.
Au-delà des principes, Kabund insiste sur des mesures concrètes qu’il présente comme des conditions préalables incontournables.
Il appelle à la libération immédiate des prisonniers politiques et d’opinion, à la fin des arrestations et enlèvements ciblant les acteurs de l’opposition, ainsi qu’à la garantie de la liberté de mouvement, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Pour lui, ces gestes sont indispensables pour instaurer un climat de confiance propice à des échanges politiques sincères.
L’ancien cadre de l’UDPS dénonce par ailleurs les actes d’intimidation et de traitement dégradant dont seraient victimes certains opposants, notamment à l’aéroport international de Ndjili. Il réclame le retour des exilés politiques et l’ouverture de l’espace public, estimant qu’un dialogue imposé par le seul pouvoir en place ne saurait produire la paix. À ses yeux, un processus politique crédible ne peut être construit sans équilibre, légitimité et inclusivité, mettant ainsi en garde contre ce qu’il qualifie de « monologue politique ».
CB
