Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, passe à l’offensive pour faire respecter la législation congolaise dans le secteur extractif. Dans une correspondance officielle datée du 30 janvier 2026 et rendue publique ce 8 février, il rappelle aux entreprises minières opérant en République démocratique du Congo leur obligation d’associer les travailleurs congolais au capital social, une disposition prévue par le Code et le Règlement miniers mais encore inégalement appliquée.
Les sociétés concernées sont désormais appelées à produire des preuves concrètes de leur mise en conformité. Le ministère exige notamment la transmission des statuts révisés, des accords d’actionnaires ainsi que des registres officiels attestant de la participation effective des employés congolais à hauteur d’au moins 5 % du capital, en conformité avec les normes juridiques nationales et les prescriptions de l’OHADA.
Afin de permettre aux entreprises retardataires de régulariser leur situation, le gouvernement accorde un délai supplémentaire courant jusqu’au 31 juillet 2026. À l’issue de ce moratoire, toutes les pièces justificatives devront être déposées auprès du ministère des Mines à Kinshasa. Cette initiative s’inscrit dans la volonté des autorités de renforcer l’inclusion des travailleurs nationaux dans la gouvernance du secteur minier et d’assurer une meilleure redistribution des bénéfices issus des ressources naturelles du pays.
CB
