L’Union africaine a choisi de renforcer son implication directe dans la crise sécuritaire persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo en plaçant Luanda au cœur de sa stratégie diplomatique.
Réunis le 9 février 2026 dans la capitale angolaise, plusieurs dirigeants et médiateurs africains ont acté une nouvelle phase de la médiation continentale, marquée par un appel clair à la désescalade et par la relance d’un cadre politique inclusif.
Au centre de cette dynamique, l’Angola se voit confier un rôle pivot.
Sous l’impulsion de son président João Lourenço, également président en exercice de l’Union africaine, Luanda est chargée de mener des consultations avec l’ensemble des acteurs congolais.
L’objectif affiché est de créer les conditions politiques nécessaires à l’organisation d’un dialogue intercongolais, présenté comme un levier complémentaire aux efforts militaires et diplomatiques déjà engagés.
La rencontre a également permis de réaffirmer la nécessité d’un arrêt des combats sur le terrain.
Les dirigeants africains ont appelé les parties concernées à décréter un cessez-le-feu et à accélérer la mise en œuvre des mécanismes de suivi déjà convenus, estimant qu’une trêve crédible reste indispensable pour restaurer la confiance et ouvrir un espace au dialogue.
Enfin, l’Union africaine a inscrit son action dans la continuité des engagements internationaux existants.
Les participants ont rappelé les accords et résolutions en vigueur, notamment ceux relatifs au retrait des forces étrangères et à la neutralisation des groupes armés, considérés comme des éléments clés pour une stabilisation durable de l’Est de la RDC et pour la réussite de la médiation conduite depuis Luanda.
CB
