À Kinshasa, la cheffe du gouvernement congolais a ouvert une nouvelle page des concertations sécuritaires en recevant, lundi 9 février, une délégation de la Monusco conduite par Jean-Pierre Lacroix.
Cette rencontre s’inscrit comme un signal fort dans un contexte où l’Est de la République démocratique du Congo demeure pris dans l’étau de l’insécurité, malgré les initiatives diplomatiques engagées ces derniers mois.
Autour de la table, les accords de Doha et de Washington ont servi de boussole aux échanges.
Présentés comme des leviers essentiels de désescalade, ils ont été passés au crible afin d’en mesurer l’état d’application sur le terrain.
La Monusco a réitéré sa disponibilité à accompagner les autorités congolaises, en insistant sur la nécessité de transformer les engagements politiques en actes concrets, notamment par le respect du cessez-le-feu et son déploiement progressif à partir d’Uvira vers les autres zones sous tension.
Au-delà des mécanismes diplomatiques, la protection des civils et le retour effectif de l’autorité de l’État ont occupé une place centrale dans les discussions.
Judith Suminwa Tuluka a martelé la détermination de l’exécutif à travailler main dans la main avec la MONUSCO et les partenaires régionaux, afin de faire passer l’Est du pays de l’ombre de l’instabilité à la lumière d’une paix durable et d’une sécurité retrouvée.
CB
