Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, est engagé ce lundi à Luanda dans une nouvelle séquence diplomatique consacrée à la recherche de solutions durables à la crise sécuritaire dans l’Est du pays. Reçu par son homologue angolais João Manuel Gonçalves Lourenço, également président en exercice de l’Union africaine, le chef de l’État congolais participe à des échanges de haut niveau destinés à relancer les mécanismes de paix face à une situation sécuritaire toujours préoccupante.
Autour de cette rencontre bilatérale gravite une concertation élargie impliquant d’autres figures majeures du continent, notamment le président togolais Faure Essozimna Gnassingbé et l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo.
Leur présence dans la capitale angolaise illustre la volonté des dirigeants africains de renforcer la médiation régionale et de coordonner les initiatives visant à mettre un terme à l’instabilité persistante dans l’Est de la RDC.
Cette dynamique diplomatique s’inscrit dans la continuité des consultations engagées ces dernières semaines au sein de la région des Grands Lacs. À Lomé, le 17 janvier dernier, une réunion de haut niveau avait déjà réuni plusieurs acteurs clés autour de la nécessité d’harmoniser les différents processus de paix et d’éviter la dispersion des efforts, dans un contexte marqué par la dégradation de la situation sécuritaire à l’Est congolais.
Désigné médiateur principal de l’Union africaine pour la crise à l’Est de la RDC, Faure Gnassingbé avait alors plaidé pour une approche concertée, associant les partenaires internationaux. Il avait notamment souligné l’importance d’une coordination étroite avec les États-Unis et le Qatar afin d’amener l’ensemble des parties concernées à respecter leurs engagements et à créer les conditions d’un retour progressif à une paix durable dans la région.
CB
