La République démocratique du Congo reçoit une visite stratégique au moment où la situation sécuritaire dans l’Est continue de se détériorer. Le secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, a foulé le sol congolais dans la nuit du dimanche 8 au lundi 9 février 2026. À Kinshasa, il entame une série de consultations de haut niveau centrées sur l’évolution du conflit armé à l’Est et l’avenir de l’engagement de la MONUSCO dans un contexte de violences persistantes.
Au cœur de son agenda figurent des échanges avec les autorités congolaises, dont le président Félix Tshisekedi, mais aussi avec des acteurs politiques et sociaux clés. Des rencontres sont également prévues avec des représentants de l’opposition, de la société civile ainsi que des responsables de l’Église catholique et protestante. Ces discussions visent à recueillir des analyses diverses sur la crise sécuritaire, les attentes de la population et les options possibles pour renforcer les efforts de stabilisation du pays.
Après Kinshasa, Jean-Pierre Lacroix est arrivé à Goma, dans la province du Nord-Kivu, épicentre des tensions armées. Sur place, il devrait s’entretenir avec les autorités locales ainsi qu’avec des représentants de l’AFC/M23, dans une démarche présentée comme un appui aux initiatives diplomatiques et à la désescalade. Cette mission onusienne intervient alors que les inquiétudes s’intensifient face à une crise sécuritaire qui s’aggrave, dans un contexte régional tendu où Kinshasa continue de dénoncer l’implication du Rwanda dans l’instabilité de l’Est congolais.
CB
