Quatre mois après l’incident enregistré sur le site CDM/Joli-Site, à Lubumbashi, le gouvernement congolais rend public le rapport de la commission interministérielle dépêchée pour faire la lumière sur les faits. Les conclusions évoquent des répercussions humaines et écologiques d’ampleur, poussant les autorités à maintenir une ligne de fermeté. Dès le 6 novembre 2025, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, avait ordonné l’arrêt des activités afin de permettre une évaluation complète de la situation.

Le bilan sanitaire communiqué fait état de 670 personnes soignées à l’hôpital Jason Sendwe, tandis que 350 ménages ont reçu une assistance d’urgence. En parallèle, l’État assure la distribution quotidienne de 30 000 litres d’eau potable et a lancé un programme de 15 forages pour sécuriser l’approvisionnement en eau, dont près de la moitié est déjà opérationnelle. Ces mesures visent à répondre aux besoins immédiats des populations touchées et à restaurer un cadre de vie plus sûr.
Sur le terrain environnemental, des travaux de dépollution et de neutralisation des effluents sont en cours.
Le gouvernement prévient toutefois qu’aucune reprise ne sera autorisée sans conformité stricte aux normes en vigueur, appuyée par des études actualisées et une expertise indépendante. Kinshasa affirme vouloir tirer les leçons de cet épisode en renforçant les mécanismes de contrôle du secteur minier, afin que l’exploitation des ressources ne compromette ni la santé publique ni l’environnement.
CB
