La tension remonte d’un cran dans les hauts plateaux de Fizi–Uvira. Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) affirment que des habitations civiles ont été incendiées le 11 février à Rusankuku, attribuant ces actes à des éléments de la coalition M23-AFC.
L’armée évoque une attaque visant directement des maisons de particuliers dans cette zone du Sud-Kivu déjà marquée par l’instabilité.
Dans un communiqué signé par son porte-parole a.i., le lieutenant-colonel Mongba Hazukay Mak, les FARDC qualifient les faits de « graves violations du Droit international humanitaire et des Droits de l’homme ». Selon la même source, « cette opération vise à punir la population de la contrée qui a refusé d’être déportée et de les suivre », accusant les rebelles d’exercer des représailles contre les civils.
L’armée « condamne ces actes terroristes scandaleux » qui, d’après elle, « dénotent de la cruauté et de la détermination de l’armée rwandaise et ses supplétifs à saboter le processus de paix en cours ». Ces accusations surgissent à quelques jours de l’entrée en vigueur annoncée d’un cessez-le-feu entre Kinshasa et le M23, prévue le 18 février 2026 à midi, une échéance dont la crédibilité dépendra désormais de l’évolution de la situation sur le terrain.
CB
