La présidence congolaise entend désormais passer du cadre des engagements diplomatiques à celui des performances concrètes. À l’issue du Conseil des ministres du 13 février, le président Félix Tshisekedi a appelé à la mise en place d’un mécanisme dédié au suivi du partenariat stratégique liant la RDC aux États-Unis. Cette initiative vise à instaurer un dispositif opérationnel capable de traduire les orientations politiques en actions structurées et évaluables.
Selon les précisions apportées par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, la future task-force sera constituée autour de la Primature et regroupera les ministères impliqués dans l’exécution des projets concernés. Elle devra assurer la cohérence des interventions publiques, renforcer la coordination interinstitutionnelle et anticiper les blocages susceptibles de ralentir la mise en œuvre des engagements bilatéraux.
Au-delà du symbole diplomatique, Kinshasa voit dans ce partenariat un levier stratégique pour stimuler les secteurs clés de l’économie, notamment l’énergie et les chaînes de valeur à forte valeur ajoutée. En exigeant rigueur, célérité et responsabilité dans le suivi du dossier, le chef de l’État affiche la volonté de faire de cette coopération un moteur tangible de croissance, d’emplois et d’amélioration des conditions de vie, tout en consolidant la stature internationale de la RDC.
CB
