Un climat d’incertitude règne au sein de l’Office national des transports (ONATRA) après la circulation de rumeurs évoquant une supposée suspension des salaires au Port de Boma.
Ces allégations, apparues dans un contexte marqué par un projet de concession, ont rapidement suscité inquiétude et débats parmi les agents. En toile de fond, l’absence temporaire du Directeur général, Martin Lukusa, actuellement en congé, alimente interprétations et spéculations.
Selon plusieurs sources internes, aucune décision officielle n’aurait été prise concernant un gel des rémunérations. Les informations faisant état d’un arrêt des paiements pour le mois d’août 2025 ne reposeraient sur aucun acte administratif formel.
Des cadres de l’entreprise appellent à la prudence, dénonçant une campagne de désinformation susceptible d’attiser les tensions sociales dans une période déjà sensible pour l’établissement public.
Cette séquence intervient alors que l’ONATRA poursuit des projets de modernisation, notamment le développement d’infrastructures portuaires destinées à renforcer la compétitivité du Port de Boma.
Les responsables mettent en avant une vision axée sur la relance et la transformation structurelle, avec l’ambition de positionner l’entreprise comme un acteur clé du développement économique national et régional. Dans ce contexte, la stabilité interne apparaît comme un impératif stratégique.
Face aux rumeurs persistantes, des voix s’élèvent pour appeler au dialogue et à la vérification des informations avant toute conclusion hâtive.
L’enjeu dépasse la simple question salariale : il touche à la crédibilité de la gouvernance et à la confiance des travailleurs. Alors que le retour du Directeur général est annoncé dans les prochaines semaines, l’entreprise joue désormais une partie décisive sur le terrain de la communication et de la cohésion interne.
CB
