À Kisangani, dans la province de la Tshopo, un individu connu sous le sobriquet de « lisingo», se présentant comme « Jeune Patriote », fait actuellement l’objet de vives critiques pour la diffusion d’informations jugées mensongères et susceptibles de troubler la cohésion sociale sur les réseaux sociaux.
Selon des sources proches du dossier, Lisingo aurait relancé la polémique autour de l’immeuble CODIS, un litige foncier pourtant définitivement tranché par la justice congolaise, aussi bien à Kisangani qu’à Kinshasa. Malgré la clôture judiciaire de cette affaire, il affirme publiquement que cet immeuble appartiendrait à une communauté précise, une position perçue par plusieurs observateurs comme une tentative de tribalisation d’un dossier déjà classé.
D’après les mêmes sources, l’immeuble serait en réalité une propriété privée appartenant à madame Kyakimwa Florence . Toute remise en cause publique d’une décision judiciaire définitive est ainsi considérée comme une démarche de désinformation susceptible d’alimenter des tensions communautaires.
Par ailleurs, Lisingo est accusé de propager de fausses informations et de tenir des propos jugés injurieux envers les autorités judiciaires congolaises. Ses interventions sur les réseaux sociaux sont qualifiées d’offensantes et dépourvues de fondement. Certains observateurs estiment même qu’il pourrait s’agir d’une manipulation orchestrée par des personnes cherchant à rouvrir un dossier immobilier déjà définitivement clôturé.
Un discours jugé dangereux pour la cohésion sociale
Les déclarations attribuées à Lisingo sont considérées comme préoccupantes pour la cohésion sociale et l’unité nationale. Plusieurs voix s’inquiètent du risque de tensions intercommunautaires et d’une remise en cause de l’autorité des décisions de justice.
Il est rappelé que la justice congolaise est souveraine et que ses décisions doivent être respectées. Toute contestation doit s’exercer exclusivement dans le cadre légal, et non à travers des déclarations publiques à caractère injurieux ou incitatif.
Appel à la responsabilité
Plusieurs acteurs sociaux appellent ainsi à la responsabilité et invitent l’intéressé à mettre fin à des propos susceptibles de semer la division à Kisangani. Ils exhortent également les autorités compétentes à veiller au respect de l’ordre public, de la paix sociale et de l’État de droit.
Par ailleurs, les propriétaires légaux de l’immeuble auraient déjà entamé des travaux de rénovation de leur patrimoine. Il est également rapporté que l’un des protagonistes ayant pris part aux différents procès se serait permis, par le passé, de vendre frauduleusement cet immeuble à un pétrolier pour se chercher une nouvelle béquille après avoir tout perdu judiciairement, sans base juridique valable, induisant ainsi en erreur certains services chargés de la titrisation.
Roger Makangila
