Face aux interrogations suscitées par le retard dans le versement des salaires de janvier, le gouvernement congolais affiche un discours rassurant. Réunie le lundi 16 février 2026 autour de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, la cellule de conjoncture économique a évalué l’état des finances publiques et l’évolution des opérations de paie. À l’issue de cette séance, le ministre des Finances Doudou Fwamba a assuré que la situation serait totalement régularisée dans un délai de trois jours.
Selon les explications avancées, le décalage observé ne découle pas d’un manque de liquidités, mais d’ajustements administratifs intervenus en début d’exercice budgétaire. La mise à jour des bases de données, l’introduction de nouvelles mécanisations et certaines contraintes sécuritaires auraient nécessité un traitement progressif des paiements afin de sécuriser les opérations.
Dans cette optique, l’éxécutif a priorisé certaines catégories jugées sensibles. Les éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo et de la Police nationale congolaise ont été servis en premier, suivis des enseignants pris en charge par la Direction nationale de contrôle de la paie, puis des médecins récemment réglés. Cette séquence visait à garantir la continuité des services essentiels pendant la phase d’ajustement.
Les autorités insistent enfin sur la stabilité du cadre macroéconomique, évoquant un suivi étroit avec la Banque centrale du Congo. Pour le ministre des Finances, les agents publics doivent se montrer confiants : la régularisation annoncée dans les 72 heures devrait clore définitivement l’épisode et rétablir le calendrier normal des paiements.
CB
