Le secteur aurifère congolais est de nouveau dans le viseur des autorités.
Lors d’une récente réunion du Conseil des ministres, le président Félix Tshisekedi a exprimé sa préoccupation face aux importantes quantités d’or qui échappent aux circuits officiels.
Dans un contexte de tensions budgétaires, le gouvernement estime que la maîtrise de cette filière stratégique constitue un passage obligé pour renforcer les finances publiques et réduire la dépendance aux appuis extérieurs.
Les discussions gouvernementales ont mis en lumière les failles persistantes du système : prédominance d’une exploitation artisanale difficile à encadrer, contrôles frontaliers insuffisants et réseaux de commercialisation parallèles favorisant l’exportation informelle. Cette situation limite la capacité de l’État à capter l’ensemble des revenus générés par l’or, malgré le potentiel considérable dont dispose le pays.
Pour inverser la tendance, l’exécutif envisage un resserrement des mécanismes de contrôle, un suivi accru de la production et une meilleure organisation de la chaîne de commercialisation. L’objectif affiché est de restaurer l’autorité publique dans la filière aurifère et d’assurer une contribution plus significative de ce secteur clé au développement économique national.
CB
