La riposte contre la fraude minière s’intensifie. Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a pris part à une réunion stratégique de la Commission de lutte contre la fraude minière, présidée par le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, en présence de l’Inspecteur général des Mines récemment désigné. Au centre des discussions : l’évaluation des engagements pris dans la feuille de route adoptée fin 2025 et l’examen de leur application sur le terrain.
Selon les conclusions des échanges, plusieurs mesures ont déjà produit des effets notables. Des unités de traitement jugées non conformes ont été identifiées puis fermées, tandis qu’un travail de recensement a permis de clarifier la situation des coopératives minières et des Zones d’Exploitation Artisanale (ZEA) auxquelles elles sont rattachées. Malgré ces avancées, les autorités reconnaissent que des défis majeurs subsistent, notamment face à des réseaux opérant en marge du cadre légal.
La question des exploitations illégales dissimulées sous l’étiquette d’artisanat minier a particulièrement retenu l’attention. Ces activités, marquées par l’occupation de sites concédés et l’usage d’engins lourds, constituent une violation flagrante de la réglementation en vigueur. La commission a ainsi arrêté un plan d’action renforcé et coordonné, avec des interventions annoncées dans les prochains jours afin de rétablir l’autorité de l’État, sécuriser les opérateurs en règle et consolider durablement la gouvernance du secteur minier.
CB
