Le Département du Trésor américain a annoncé, ce 2 mars 2026, l’imposition de nouvelles sanctions contre les Forces de défense rwandaises (RDF) et quatre hauts responsables militaires rwandais, exigeant leur retrait immédiat de la République démocratique du Congo. Selon Scott Bessent, secrétaire au Trésor, les troupes rwandaises, en appui au mouvement rebelle M23, participent à des offensives qui ont profondément déstabilisé les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, compromettant la sécurité et la stabilité de la région.
La présence militaire rwandaise sur le territoire congolais contribue à une crise sécuritaire prolongée. Des rapports de l’ONU estiment que plusieurs milliers de soldats rwandais ont soutenu logistique et combat dans des zones comme Nyiragongo, Rutshuru et Masisi, entraînant la perte de contrôle de villes stratégiques et provoquant d’importants déplacements de populations civiles.
Malgré les appels répétés de la communauté internationale pour un désengagement et une désescalade, le retrait effectif des troupes reste problématique.
Cette initiative américaine traduit une volonté de pression diplomatique renforcée sur Kigali afin de respecter la souveraineté congolaise et de permettre un retour à la négociation politique.
Pour les autorités congolaises et de nombreux acteurs internationaux, le départ des forces rwandaises est un préalable à la stabilisation et à la mise en œuvre de solutions durables. Néanmoins, la persistance des groupes armés sur le terrain maintient un risque élevé pour la paix et la sécurité dans l’est de la RDC.
CB
