Le directeur général du Fonds minier pour les générations futures (FOMIN), Faustin Biringanine, sort de sa réserve après la publication d’accusations relayées par une frange de la délégation syndicale de l’établissement. Dans un contexte marqué par des allégations de mégestion et de détournement, la direction générale rappelle que l’institution est régulièrement soumise aux contrôles des organes compétents, notamment la Cour des comptes et l’Inspection générale des finances (IGF). Selon l’entourage du DG, aucune observation majeure n’aurait été formulée à ce jour à l’encontre de la gestion actuelle.
Concernant les dossiers évoqués dans la presse, la direction précise que l’acquisition d’un immeuble dans la commune de la Gombe à Kinshasa a été réalisée sur base d’une expertise immobilière validée par un cabinet agréé par l’État. Pour le projet Babili Mining, initialement prévu à Nyangezi puis transféré à Moba pour des raisons sécuritaires, le FOMIN indique que la délocalisation a été notifiée aux autorités compétentes et que le remboursement du financement est en cours. Quant au partenariat avec l’entreprise chargée du projet routier Solwezi–Likasi, il s’inscrirait dans un cadre de partenariat public-privé validé par les instances gouvernementales, avec des mécanismes de péage déjà opérationnels.
La direction générale insiste par ailleurs sur le fait qu’aucun financement du FOMIN ne peut être engagé sans l’aval de la Primature et du ministère des Mines, conformément au décret portant statut, organisation et fonctionnement de l’établissement. Ce texte encadre strictement l’utilisation des ressources, réservées exclusivement aux investissements validés en Conseil des ministres au bénéfice des générations futures. Face aux critiques, Faustin Biringanine appelle à un débat fondé sur des éléments vérifiables et réaffirme son engagement en faveur d’une gestion conforme aux textes légaux et aux exigences de redevabilité publique.
CB
