Les États-Unis frappent fort après l’escalade dans l’Est de la RDC. Le sénateur Jim Risch, président de la commission des Affaires étrangères du Sénat, a réagi aux sanctions financières imposées lundi contre l’armée rwandaise et quatre de ses hauts responsables, accusés de soutenir la rébellion du M23. Dans une déclaration consultée mercredi 4 mars, il a prévenu : « Ceux qui violent les termes négociés par les États-Unis paieront un prix élevé et croissant. » Il a exigé un « retrait complet » des forces rwandaises et du M23 des zones entourant Uvira, ville stratégique du Sud-Kivu récemment tombée aux mains des rebelles.
« Le temps des postures est terminé », a martelé Jim Risch, soulignant que Kigali et le M23 doivent cesser immédiatement leurs avancées. Washington estime que la progression du M23 a été facilitée par le soutien matériel de l’armée rwandaise, qui aurait fourni équipements militaires avancés, drones et systèmes de brouillage. Le sénateur a également mis en garde Kinshasa, appelant le gouvernement congolais et les FARDC à « respecter le cessez-le-feu et collaborer avec leurs partenaires, notamment les États-Unis, pour bâtir une solution de sécurité durable dans la région orientale du pays. »
Les réactions restent partagées dans la région. Kigali rejette les sanctions, les qualifiant d’« injustes et partiales » et revendiquant la défense de ses frontières, tandis que Kinshasa salue un « signal fort en faveur du respect de l’intégrité territoriale de la RDC ». Jim Risch a conclu en appelant « les deux parties à revenir à la table des négociations », soulignant que ces mesures visent à imposer un coût aux violations tout en laissant ouverte une voie diplomatique. Les experts soulignent toutefois que l’efficacité des sanctions dépendra d’une coordination internationale plus large, notamment avec l’Union européenne.
CB
