Face à la persistance de l’insécurité dans l’est de la République démocratique du Congo, le Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs (ICG) a appelé, jeudi 5 mars 2026, à privilégier une solution politique fondée sur un dialogue inclusif entre Congolais. Dans une déclaration, cette plateforme internationale souligne que des consultations élargies entre les différentes parties prenantes demeurent indispensables pour ouvrir la voie à une paix durable dans la région. Elle réaffirme également son soutien aux efforts de médiation conduits par le président togolais Faure Gnassingbé avec l’appui de partenaires internationaux.
L’organisation insiste par ailleurs sur l’urgence de faciliter l’assistance aux populations affectées par le conflit. Elle encourage les initiatives déjà engagées pour améliorer l’acheminement de l’aide humanitaire, notamment la reprise des vols humanitaires à l’aéroport de Goma ainsi que la réouverture de la frontière avec le Burundi. Pour l’ICG, toutes les parties impliquées dans le conflit doivent garantir la sécurité des civils et respecter strictement les principes du droit international humanitaire, tout en évitant les discours de haine susceptibles d’aggraver les tensions.
Le Groupe de contact international met également en garde contre une possible escalade militaire dans la région. Il rappelle que la mise en œuvre des engagements pris dans le cadre des accords de Washington et du processus de Doha reste essentielle pour contenir les violences. L’organisation estime que la poursuite des hostilités, y compris l’usage de drones lors de certaines attaques, confirme que la résolution du conflit ne peut être durable que par la voie politique et par le respect du cessez-le-feu.
CB
