La polémique suscitée par les récentes déclarations de Modeste Bahati Lukwebo, deuxième vice-président du Sénat, continue d’alimenter le débat public. Dans ses propos, Bahati avait laissé entendre que la question de la Constitution relevait davantage des hommes que des textes, ce qui a été perçu par certains comme une ouverture à une éventuelle révision.
Face à cette controverse, le bureau du Sénat a publié un communiqué clair, rappelant que ces affirmations n’engagent que l’auteur et ne reflètent en aucun cas la position officielle de l’institution. Le document insiste sur la nécessité pour tous les parlementaires de se montrer prudents et responsables dans leurs prises de parole, afin d’éviter toute confusion au sein de l’opinion publique.
Le Sénat souligne également que la République traverse une période sensible, marquée par des défis sécuritaires et politiques importants. Dans ce contexte, il appelle à la retenue et à la responsabilité, rappelant que les institutions doivent rester des espaces de cohésion et de stabilité, loin des initiatives personnelles qui pourraient fragiliser l’unité nationale.
Enfin, la Chambre haute réaffirme son engagement envers la paix, l’unité et la souveraineté nationale, valeurs portées par le président Félix Tshisekedi. Elle encourage tous les acteurs politiques et institutionnels à respecter la discipline républicaine et à travailler dans un esprit de solidarité nationale pour préserver la stabilité du pays.
CB
