À Kisangani, dans la province de la Tshopo, plusieurs habitants dénoncent ce qu’ils qualifient de pratiques irrégulières liées aux activités de la GUPEC (Guichet unique de création d’entreprise du Congo).
Selon plusieurs témoignages recueillis dans la ville, plus de 80 personnes se présentant comme agents de cette structure auraient été déployées sur le terrain pour procéder à l’enregistrement des parcelles. Toutefois, ces interventions soulèvent des inquiétudes, car ces agents seraient descendus sur le terrain sans ordre de mission (OP) ni documents officiels attestant leur qualité.
Les personnes concernées affirment que ces agents exigeraient 150 dollars américains pour un simple enregistrement. Une somme jugée excessive et injustifiée par la population de la ville de Kisangani, d’autant plus qu’aucune explication claire ni base légale ne leur aurait été présentée au moment du paiement.
La situation suscite également des interrogations au sein de la population. Certains habitants se demandent notamment où sont destinées les sommes perçues par plusieurs agents déployés au terrain dans la ville. Des sources locales évoquent la possibilité que ces montants soient récupérés de manière informelle, ce qui alimente davantage les soupçons.
Pour rappel, la GUPEC aurait été officiellement installée à Kisangani le 23 février dernier. Cependant, selon plusieurs observateurs, les agents auraient commencé leurs activités sur le terrain sans formation préalable ni sensibilisation de la population, ce qui aurait contribué à créer la confusion.
Par ailleurs, certains acteurs de la société civile rappellent qu’en Ituri, le gouverneur de province avait déjà signalé des irrégularités dans le fonctionnement de cette structure et aurait refusé son opérationnalisation dans la province.
Face à cette situation, la population de Kisangani lance un appel aux autorités provinciales et nationales afin qu’une clarification soit faite sur les missions réelles de la GUPEC, la légalité des frais exigés ainsi que la gestion des fonds déjà perçus.
Plusieurs citoyens réclament également une enquête administrative afin d’établir les responsabilités et, si nécessaire, de mettre fin aux pratiques jugées abusives.
Aristote M.
