Le gouvernement congolais tente de contenir les dérives du discours autour de la crise sécuritaire dans l’est du pays. À Bandundu, le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a exprimé son opposition à l’usage du terme « Soudanisation », récemment évoqué dans le débat public. Pour lui, ce vocabulaire contribue à installer une perception négative de la situation nationale et doit être rejeté par l’opinion.
Prenant la parole en marge de la 13ᵉ Conférence des gouverneurs, le ministre de la Communication a dénoncé une tentative d’orientation de l’opinion à travers des termes qu’il juge chargés de sens. Il a ainsi déclaré : « Eh bien, moi je vais interdire à tous les Congolais, patriotiquement congolais, de répéter ce mot. Parce que c’est aussi une stratégie de manipulation. On veut inoculer le venin d’un nouveau mot pour que ce mot puisse se répandre ».
Cette réaction intervient après une sortie médiatique de l’ancien président Joseph Kabila, qui a utilisé ce terme pour illustrer la dégradation de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC. Pour les autorités actuelles, au-delà de la polémique, il s’agit de préserver la cohésion nationale et d’éviter la propagation de discours jugés de nature à fragiliser davantage le climat déjà tendu.
CB
