L’annonce d’un possible retrait des troupes ougandaises de l’est de la République démocratique du Congo marque un tournant dans la dynamique sécuritaire régionale. Le chef d’état-major de l’armée ougandaise, Muhoozi Kainerugaba, a indiqué que son pays se tient prêt à désengager ses forces déployées entre Lubero et Mahagi, précisant que cette démarche se ferait en coordination avec les autorités congolaises.
Sur le terrain, cette déclaration coïncide avec des mouvements notables de groupes armés dans le Nord-Kivu. Plusieurs sources locales rapportent un retrait progressif des combattants de l’AFC/M23 de différentes localités du territoire de Lubero, notamment à Kipese, Lunyasenge ou encore Kitsumbiro. Ces replis, observés depuis le 24 mars, traduisent une évolution qui pourrait s’inscrire dans une logique plus large de désescalade dans cette zone longtemps marquée par des affrontements.
Ces développements interviennent dans un contexte diplomatique sensible, quelques jours après des échanges tripartites entre la République démocratique du Congo, le Rwanda et les États-Unis. Bien que peu de détails aient filtré, l’hypothèse d’une réduction des tensions semble se dessiner. Reste à savoir si ce retrait annoncé de l’armée ougandaise, engagée depuis 2021 dans l’opération conjointe « Shujaa » contre les ADF, ouvrira la voie à une stabilisation durable ou à une recomposition des forces en présence.
CB
