Une correspondance attribuée au secrétaire de l’Union sacrée de la nation, André Mbata, fait polémique en République démocratique du Congo
Le document, adressé au Directeur général de la Société nationale d’électricité (SNEL), Teddy Lwamba Muba, évoque une contribution financière mensuelle exigée dans le cadre du fonctionnement de la plateforme politique. Cette démarche, jugée controversée, est perçue par plusieurs observateurs comme une forme de pression exercée sur les responsables d’entreprises publiques.
Dans le document, il est précisé : « à monsieur Teddy Lwamba, directeur général de la Société nationale d’électricité (SNEL) à Kinshasa/Gombe. Objet : Votre contribution mensuelle au fonctionnement de l’Union Sacrée de la Nation ».
Une entrée en matière qui fixe clairement l’objet de la correspondance et introduit l’idée d’un appui financier structuré au profit de l’USN, dans un cadre présenté comme formel et institutionnel.
La lettre détaille ensuite les modalités de cette contribution :
« J’ai le plaisir de vous informer que conformément à notre charte et aux motions d’engagement et de loyauté adoptées lors de notre 2ème Congrès extraordinaire tenu à Kinshasa le 30 août 2025, votre contribution mensuelle et obligatoire (ajoutée aux arriérés si vous en avez) à l’Union Sacrée de la Nation (USN) est attendue à partir de janvier 2026 dans le compte de l’USN à la Rawbank n° : 01203022001 (USD) / 01203022002 (CDF)».
Cette exigence, présentée comme une obligation, soulève des interrogations sur la légitimité et le cadre légal d’un tel mécanisme de financement.
Enfin, le document met en avant la dimension politique et la loyauté attendue des dirigeants publics :
« Je ne doute pas un seul instant que cette contribution qui n’exclue pas les dons et legs sera à la hauteur de votre engagement à l’USN et de votre loyauté à la haute autorité Politique, le président Félix Tshisekedi ».
Dans un contexte où l’État congolais compte plus de cinquante entreprises publiques, certains analystes redoutent qu’une généralisation de cette pratique ne conduise à des dérives financières importantes, rappelant des méthodes du passé et alimentant les craintes de détournement des deniers publics.
CB
