L’ingénieur Joe Lushima érige les routes en artères vitales d’un pays en quête de souffle économique, où chaque piste ouverte devient une promesse de croissance et chaque voie tracée, un rempart contre l’isolement des territoires agricoles.


À l’occasion de la Conférence nationale sur les infrastructures et les travaux publics tenue le mercredi 8 avril à Kinshasa , il a orienté le débat vers les zones rurales, plaidant pour un investissement accru dans les routes de desserte agricole. Selon lui, ces infrastructures constituent un maillon essentiel pour relier les producteurs aux marchés, améliorer la sécurité alimentaire et dynamiser les économies locales souvent marginalisées.
S’inscrivant dans la dynamique du programme « Fatshi Bâtit » porté par le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, avec l’appui du ministre des Infrastructures John Banza Lunda, il a également mis en garde contre les effets du déséquilibre territorial. « Construire les routes de desserte agricole peut non seulement bannir la faim, mais aussi lutter contre l’exode rural. Aujourd’hui, Kinshasa est débordée par l’afflux des populations qui fuient leurs provinces faute d’opportunités économiques », a-t-il déclaré.
Au-delà du constat, Joe Lushima défend une approche inclusive impliquant davantage les entreprises congolaises dans la réalisation des projets publics. Il estime que le recours aux expertises locales permettrait d’accélérer l’exécution des travaux tout en stimulant l’économie nationale. « Nous sommes prêts à accompagner cette initiative. Mon entreprise Lemuel construction Sarl comme d’habitude, est apte pour l’exécution des routes de desserte agricole pour le développement du pays », a-t-il affirmé.
Placée sous le signe de l’innovation et de la durabilité, cette rencontre nationale a réuni acteurs publics et privés autour des défis structurels du secteur. Les discussions ont notamment porté sur la gouvernance des projets, la mobilisation des financements et le renforcement des capacités techniques. Une convergence de vues s’est dégagée autour de la nécessité d’accélérer le désenclavement, considéré comme un pilier de la stratégie de développement impulsée par les autorités congolaises.
CB
