Le député national Joseph Bangakya est monté au créneau pour défendre l’accord conclu entre la République démocratique du Congo et les États-Unis sur l’accueil temporaire de migrants expulsés. Dans une déclaration faites à la RFI, l’élu met en avant une avancée diplomatique majeure et des retombées positives pour le pays.
Une coopération jugée dynamique
Selon Joseph Bangakya, cet accord marque un tournant dans les relations entre Kinshasa et Washington. Il estime que cette démarche diplomatique commence déjà à produire des effets concrets.
« Nous revendiquons que les dispositifs d’accueil temporaires des migrants venus des États-Unis participent au renforcement de la collaboration entre les États-Unis et la RDC. Les choses bougent », a-t-il affirmé.
Le député a également comparé cette coopération à d’autres partenariats internationaux, notamment avec Organisation des Nations unies, qu’il juge moins efficaces en termes de résultats tangibles.
Des garanties sur la sécurité et les conditions d’accueil
Face aux inquiétudes de l’opinion publique, Joseph Bangakya a tenu à rassurer sur les critères d’admission. Il insiste sur le fait que les autorités congolaises procèdent à une sélection rigoureuse.
« Il n’y a aucun criminel qui viendra. La RDC vérifie dossier par dossier avant d’accorder le feu vert », a-t-il déclaré.
Les migrants concernés seront hébergés dans des conditions jugées adéquates et pour une durée limitée. Leur séjour en RDC est présenté comme transitoire, avec pour objectif final leur retour dans leurs pays d’origine.
Une question sensible des “non-expulsables”
Interrogé sur les cas de migrants initialement déclarés non expulsables depuis les États-Unis, le député estime que cette problématique relève des autorités américaines.
« C’est une autre question qui devrait être réglée aux États-Unis. Mais maintenant qu’ils sont en RDC, la meilleure option est de rentrer chez soi », a-t-il expliqué.
Un dispositif encadré et financé
D’après les informations disponibles, Kinshasa se serait engagée à accueillir entre 50 et 100 migrants par mois. L’ensemble des frais liés à leur prise en charge serait assumé par l’administration américaine.
À travers cette position, Joseph Bangakya, également président des élus du groupe d’amitié RDC–USA, défend une approche qu’il qualifie de pragmatique, centrée sur les intérêts nationaux et le renforcement des partenariats internationaux.
Espedi Saile
