La tension monte à l’Institut Supérieur des Techniques Médicales (ISTM) de Kisangani. Des membres du personnel scientifique, administratif et ouvrier ont dénoncé publiquement ce qu’ils qualifient de « mémo mensonger » visant le comité de gestion de l’établissement.
Un contre-mémo pour répondre aux accusations
S’exprimant au nom d’un groupe d’agents, un intervenant a indiqué qu’un contre-mémo a été signé pour répondre aux accusations portées contre les autorités académiques. Selon lui, le document initial contient de nombreuses irrégularités : signatures falsifiées et noms de personnes déjà décédées.
Certaines personnes auraient même reconnu que leur identité a été utilisée sans leur consentement.
« Tout ce qui a été rédigé dans ce mémo, ce sont des déclarations mensongères », a-t-il déclaré.
Rejet des accusations de détournement
Les signataires du contre-mémo rejettent les accusations de détournement visant le comité de gestion. Ils estiment qu’aucune preuve concrète n’a été apportée pour étayer ces allégations.
Un contrôle administratif à l’origine du conflit
D’après leurs explications, le conflit trouve son origine dans une opération de contrôle administratif lancée conformément aux instructions de la hiérarchie. Cette vérification vise à s’assurer que tous les agents de l’ISTM ont été engagés régulièrement et disposent des documents requis.
Certaines personnes qui ne rempliraient pas les conditions administratives exigées auraient alors constitué un groupe pour rédiger le mémo contesté afin de discréditer le comité de gestion.
« Ceux qui ne sont pas en ordre refusent de se présenter au contrôle », a soutenu l’intervenant.
Des signatures contestées
Concernant le nombre de contestataires, il affirme que malgré les 140 signatures mentionnées sur le document incriminé, seules une dizaine de personnes seraient réellement impliquées. Il cite notamment le cas d’un agent décédé dont le nom apparaîtrait pourtant parmi les signataires.
Appel à des poursuites judiciaires
Les auteurs du contre-mémo demandent que les personnes impliquées dans ce qu’ils considèrent comme un usage de faux soient poursuivies devant la justice afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire.
L’ISTM Kisangani reste en attente d’une réaction officielle du comité de gestion et des autorités de tutelle pour apaiser la situation.
Espedi Saile
