Le leader du Congrès National Congolais (CNC), Pius Muabilu Mbayu Mukala, a haussé le ton contre l’ancien président Joseph Kabila Kabange. Il s’est exprimé ce lundi lors de l’ouverture des travaux de réflexion sur la réforme constitutionnelle, prévus pour 6 jours.
Une commission pour analyser la Constitution de 2006
Pius Muabilu a rappelé qu’il avait, le 12 avril dernier, mis en place une commission composée de 30 membres. Sa mission : analyser article par article les faiblesses de la Constitution du 18 février 2006.
« Il s’agit de définir un cadre normatif sur les dispositions constitutionnelles qui nous permettra d’évaluer les contextes passé et actuel, ainsi que les réformes à envisager pour notre nation », a-t-il déclaré à l’ouverture. L’objectif est de soumettre à la Haute Autorité de l’Union sacrée des suggestions concrètes sur les dispositions à modifier ou à supprimer.
Charges contre Joseph Kabila
Le président du CNC a profité de la tribune pour s’en prendre à l’ancien chef de l’État. Il accuse Joseph Kabila de s’être « allié au régime de Kigali » et le présente comme le « commanditaire du M23 qui tue des compatriotes congolais et pille les ressources naturelles de la RDC dans l’Est du pays ».
Évoquant un « contexte sécuritaire difficile », Pius Muabilu a affirmé que le pays serait « victime d’un complot monté par son ancien président, Joseph Kabila Kabange, qui est allé s’allier avec Kagame pour tuer, piller, voler et violer ».
Soutien affiché à Félix Tshisekedi
Pius Muabilu a réaffirmé son soutien au chef de l’État en exercice. « Nous sommes debout derrière le Président de la République, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi », a-t-il martelé.
Il a conclu en déclarant que « Joseph Kabila paiera devant Dieu pour tout le sang des Congolais tués ».
Ces propos interviennent alors que les débats sur une éventuelle révision de la Constitution suscitent de vives réactions au sein de la classe politique congolaise.
Espedi Saile
