Le Président du Conseil d’administration de l’Office de gestion du fret multimodal (OGEFREM), Amisi Makutano, est revenu sur le dossier opposant l’établissement public à la société Atlas Logistic. Dans une mise au point, il a insisté sur le rôle joué par le Conseil d’administration dans la résiliation du contrat, la victoire judiciaire obtenue à Arusha ainsi que la collaboration jugée “positive” avec la tutelle du secteur des transports.
Selon le PCA de l’OGEFREM, le contrat liant Atlas Logistic à l’entreprise publique ne respectait pas les procédures administratives et réglementaires en vigueur au sein de l’Office.
Un contrat “irrégulier” hérité
Amisi Makutano affirme que le dossier Atlas Logistic figurait déjà parmi les contentieux hérités par l’actuelle équipe dirigeante à son arrivée à la tête du Conseil d’administration.
« Depuis notre avènement, Atlas Logistic n’a jamais été notre collaborateur. C’est un dossier que nous avons trouvé sur la table à notre arrivée, déjà suspendu par l’ancien Directeur général faisant intérim », a-t-il déclaré.
Le PCA explique que le Conseil d’administration avait rapidement constaté plusieurs irrégularités dans la procédure ayant conduit à la signature du contrat.
« Tout contrat doit, avant sa signature, passer par le Conseil d’administration. Malheureusement, ce contrat avait été signé entre un Directeur général et cette société, en violation des textes réglementaires de l’Office », a soutenu Amisi Makutano.
D’après lui, l’actuel Conseil d’administration n’a jamais validé Atlas Logistic comme partenaire officiel de l’OGEFREM.
« Depuis notre arrivée, nous n’avons aucune trace de Atlas Logistic comme partenaire de l’OGEFREM », insiste-t-il, tout en affirmant qu’aujourd’hui la société est “déconnectée”.
Une victoire judiciaire à Arusha
Le Président du Conseil d’administration de l’OGEFREM a également évoqué la procédure judiciaire engagée par Atlas Logistic devant une juridiction d’arbitrage à Arusha, en Tanzanie.
Selon ses explications, la société avait attaqué l’OGEFREM en 2023. Après près de deux années de procédure, la justice aurait finalement donné raison à l’établissement public congolais en 2025.
« Atlas Logistic nous a amenés à Arusha en Tanzanie où nous avons passé presque deux ans. Et c’est en 2025 que cette entreprise a été déboutée », a déclaré Amisi Makutano.
Il ajoute que la décision judiciaire condamne également Atlas Logistic au paiement de 156.000 dollars américains au titre des frais engagés dans cette affaire.
« L’OGEFREM a gagné le procès et cette entreprise nous doit 156.000 dollars américains pour pallier toutes les dépenses », précise-t-il.
Le PCA salue, à cette occasion, le travail conjoint du Conseil d’administration, de la Direction générale ainsi que de la tutelle.
Une collaboration saluée avec la tutelle des Transports
Amisi Makutano a par ailleurs insisté sur les relations entre le Conseil d’administration de l’OGEFREM et le ministère de tutelle dirigé par le Vice-Premier ministre en charge des Transports.
Pour lui, les échanges avec la tutelle se déroulent dans un climat de collaboration institutionnelle normale.
« Le VPM des Transports est notre tutelle, nous sommes sous sa responsabilité. En tant que Conseil d’administration, nous définissons la politique générale de l’entreprise avant de transmettre les décisions à la tutelle », explique-t-il.
Le PCA estime que cette synergie entre les différentes instances a permis de défendre efficacement les intérêts de l’OGEFREM dans le dossier Atlas Logistic.
« Aujourd’hui, nous pouvons nous réjouir d’être en bonne collaboration avec notre tutelle », conclut Amisi Makutano.
Avec Cellcom
