Face à ses militants réunis ce dimanche, Augustin Kabuya a choisi la riposte. Le secrétaire général et président intérimaire de l’UDPS/Tshisekedi a contre-attaqué après les déclarations récentes de Martin Fayulu et de son entourage, qu’il accuse de répandre des contre-vérités sur le parti présidentiel et sur sa personne.
Apparu en chemise léopard, symbole de l’identité nationale, il a déroulé une série d’arguments pour démonter les attaques de l’Ecide.
« À l’époque où nous occupions la rue pour défendre la démocratie, Fayulu était absent du combat politique partisan », a-t-il rappelé. Selon lui, lors de la Conférence nationale souveraine, l’actuel président de l’Ecide n’y siégeait qu’en tant que représentant de la société civile, sans ancrage partisan. « Sur quelle base peut-il aujourd’hui juger le parcours de l’UDPS ? » a-t-il lancé.
Le numéro deux de l’UDPS est allé plus loin, affirmant que Martin Fayulu aurait cherché une invitation pour le premier congrès du parti via Albert Moleka et son assistant Jean-Valeur. Il l’a traité de « menteur hors catégorie » et a minimisé son poids politique.
« Le respect du Chef de l’État s’impose. Sur le terrain de la mobilisation, il n’a jamais égalé ce que j’ai accompli. En politique, seul le rapport de force compte », a-t-il martelé.
Abordant les accusations concernant son propre parcours, Augustin Kabuya a rejeté l’idée qu’il se trouvait encore à Miabi en 2006. À l’appui, il a présenté des documents et des images montrant qu’il habitait déjà au n°24 de l’avenue Inzia, à Kasa-Vubu, depuis 1992, et qu’il prenait part aux activités de l’opposition sous Mobutu. Pour lui, ces attaques visent uniquement à ternir l’image de l’UDPS.
Sur le débat constitutionnel, le secrétaire général a réitéré la position officielle du parti : revenir à la Constitution de 1992, issue de la CNS. Élaborée sous la présidence de Laurent Monsengwo Pasinya, cette loi fondamentale est perçue par l’UDPS comme le fruit d’un consensus national et une base solide pour refonder l’État congolais.
Le parti dit vouloir renouer avec l’esprit de la Conférence nationale souveraine, qu’il considère comme l’un des moments fondateurs de la lutte démocratique en RDC.
Espedi Saile
