L’actualité politique en République démocratique du Congo reste marquée par le boycott de l’opposition lors de la plénière consacrée à l’examen de la proposition de loi sur le référendum.
Face à cette situation, le député national Joseph Bangakya affectueusement appelé « Nouvelle Énergie » a réagi en appelant au respect du débat démocratique et des institutions de la République.
Selon l’élu du territoire de Rungu, le boycott constitue certes une stratégie parlementaire à laquelle l’opposition peut recourir, mais il estime qu’il aurait été préférable que les députés concernés défendent leurs positions au sein de l’hémicycle à travers des arguments contradictoires avant de quitter éventuellement la salle.
« Aujourd’hui, la représentation nationale et surtout le peuple congolais ont été privés de l’occasion d’entendre les arguments des députés de l’opposition », a-t-il déclaré, tout en rappelant que cette absence ne pouvait toutefois pas empêcher la tenue de la plénière, comme l’a également souligné le président de l’Assemblée nationale.
Cette séance plénière, organisée ce mercredi 27 mai, était consacrée à l’examen et à l’adoption du rapport de la commission Politique, Administrative et Juridique (PAJ) sur la proposition de loi fixant les modalités d’organisation du référendum en RDC.
Une initiative qui suscite depuis plusieurs semaines de vifs débats au sein de la classe politique et de l’opinion publique.
D’après plusieurs sources parlementaires, les députés du groupe « Ensemble et Alliés » ont quitté l’hémicycle pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une tentative déguisée de révision constitutionnelle.
Réagissant à cette décision, Joseph Bangakya a insisté sur le fait que le Parlement demeure le cadre légal et républicain où chaque courant politique doit défendre ses idées dans l’intérêt du peuple congolais. Il a également appelé les acteurs politiques à privilégier le dialogue, la responsabilité et l’intérêt supérieur de la nation afin d’éviter des tensions inutiles dans un contexte sécuritaire déjà fragile dans plusieurs régions du pays.
Réinstallation immédiate d’une antenne de la CENI à Rungu
Par ailleurs, lors de la présentation du rapport de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) devant l’Assemblée nationale par son président Denis Kadima, le député national Joseph Bangakya a formulé une demande urgente pour la réinstallation immédiate d’une antenne de la CENI dans le territoire de Rungu, dans la province du Haut-Uélé.
Prenant la parole à cet effer, l’élu de Rungu a évoqué les nombreuses difficultés rencontrées par la population locale lors des opérations électorales. Il a notamment cité l’éloignement des centres administratifs de la CENI, les contraintes logistiques ainsi que les retards enregistrés dans l’enrôlement des électeurs et l’organisation des scrutins.
Selon lui, l’absence d’une représentation permanente de la CENI à Rungu constitue un véritable obstacle à la bonne tenue des élections et à la participation effective des citoyens au processus démocratique.
« La population de Rungu mérite les mêmes facilités administratives et électorales que les autres territoires du pays. La réinstallation immédiate d’une antenne de la CENI permettra d’améliorer l’encadrement électoral et de renforcer la confiance de la population envers les institutions », a déclaré Joseph Bangakya.
Cette intervention a été saluée par plusieurs observateurs ainsi que par des habitants de Rungu, qui considèrent cette démarche comme une avancée importante pour la consolidation de la démocratie locale et le renforcement de la participation citoyenne.
De son côté, le président de la CENI, Denis Kadima, a pris acte des préoccupations soulevées par le député national et a promis d’examiner cette requête dans le cadre des efforts visant à améliorer la couverture administrative et opérationnelle de la CENI à travers le pays.
Jeff Saile
