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L’expert Coco Engongolo Ilombe prône une révolution des consciences en RDC

Dans une tribune empreinte de philosophie, de spiritualité et de patriotisme, l’expert en matière douanière et de traçabilité des ressources minérales, Coco Engongolo Ilombe, lance un vibrant appel à une renaissance morale de la République démocratique du Congo. Estimant que le redressement du pays passe d’abord par la transformation de chaque citoyen, il invite les Congolais à un profond examen de conscience afin de faire triompher les valeurs de justice, de responsabilité, de vérité et de solidarité au service de l’intérêt général.

J’APPELLE À UNE RENAISSANCE MORALE, PHILOSOPHIQUE ET SPIRITUELLE DE LA RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO.
« Le Congo ne changera véritablement que lorsque chaque Congolais décidera de se changer lui-même. »
Chères Congolaises,
Chers Congolais,
Notre Nation traverse depuis de nombreuses décennies des épreuves qui semblent se répéter sans fin. Face à ces difficultés, nous pointons souvent du doigt les dirigeants, les institutions, les puissances étrangères ou les circonstances de l’histoire. Ces responsabilités existent et ne sauraient être niées.
Mais une interrogation plus profonde s’impose à notre conscience :
Sommes-nous uniquement les victimes des autres, ou sommes-nous aussi les victimes de nos propres renoncements, de nos silences et de nos compromis ?
Toute grande civilisation naît d’abord d’une grande conscience.
La philosophie nous enseigne qu’aucune société ne peut s’élever durablement au-dessus des valeurs qu’elle choisit de vivre.
La foi nous rappelle que Dieu ne transforme pas la destinée d’un peuple tant que ce peuple refuse de transformer son cœur, ses comportements et sa manière de servir le bien commun.
Le véritable changement ne commence ni dans les palais, ni dans les institutions, ni dans les discours.
Il commence dans la conscience de chaque citoyen.
Aucun gouvernement, aussi compétent soit-il, ne peut bâtir une Nation prospère si les citoyens détruisent quotidiennement ce qu’ils attendent de leurs dirigeants.
Inversement, aucun peuple profondément attaché à la vérité, à la justice, au travail, à la solidarité et à l’intérêt général ne demeure éternellement prisonnier de l’échec.
La véritable révolution est d’abord une révolution morale.
Elle est une révolution de l’esprit.
Elle est une révolution de la conscience.
Aujourd’hui, ayons le courage de regarder notre propre reflet.
Lorsque nous acceptons la corruption parce qu’elle nous avantage, nous devenons une partie du problème.
Lorsque nous mentons pour obtenir un privilège, nous fragilisons la confiance indispensable à toute société.
Lorsque nous détruisons les biens publics, nous détruisons l’héritage de nos propres enfants.
Lorsque nous privilégions le tribalisme, le clanisme ou les intérêts particuliers au détriment de la Nation, nous affaiblissons les fondations mêmes de la République.
Lorsque nous applaudissons une injustice parce qu’elle favorise notre camp, nous préparons l’injustice qui frappera demain notre propre famille.
La crise congolaise n’est pas seulement politique.
Elle est également morale.
Elle est éducative.
Elle est culturelle.
Elle est spirituelle.
En réalité, du sommet de l’État jusqu’au plus humble citoyen, nous sommes tous affectés, à des degrés différents, par les conséquences d’un même désordre.
Le riche n’est pas pleinement en sécurité.
Le pauvre n’est pas suffisamment protégé.
Le fonctionnaire souffre.
L’entrepreneur souffre.
Le paysan souffre.
L’étudiant souffre.
Le militaire souffre.
Le magistrat souffre.
Le commerçant souffre.
Les responsables religieux souffrent.
Les familles souffrent.
Notre jeunesse souffre.
Personne n’est totalement épargné.
Car lorsqu’une maison brûle, aucune pièce ne demeure longtemps à l’abri des flammes.
Le Congo est cette maison commune.
Et si cette maison s’affaiblit, nous en subirons tous les conséquences.
Voilà pourquoi notre première mission n’est pas seulement de réformer les institutions.
Elle est de reconstruire les consciences.
Les Saintes Écritures nous enseignent que Dieu élève les peuples qui pratiquent la justice, la vérité, la compassion et l’humilité.
Aucune richesse naturelle ne peut remplacer ces vertus.
Aucun minerai ne peut acheter une conscience droite.
Aucune puissance économique ou militaire ne peut remplacer un peuple uni autour des valeurs de justice, de responsabilité et de fraternité.
Le pardon n’est pas l’oubli.
La justice n’est pas la vengeance.
La paix n’est pas l’absence de conflits, mais la présence de la justice.
Le patriotisme n’est pas un slogan.
Le patriotisme est une manière de vivre.
Servir avec honnêteté.
Respecter la loi.
Préserver les biens publics.
Protéger notre environnement.
Refuser le mensonge.
Combattre la corruption.
Rejeter la haine.
Choisir le dialogue.
Honorer le travail.
Respecter la dignité de chaque être humain.
Voilà la véritable foi mise en pratique.
Mes chers compatriotes,
Le Congo n’a pas seulement besoin de nouvelles routes.
Il a besoin de nouveaux cœurs.
Il n’a pas seulement besoin de nouvelles institutions.
Il a besoin d’une nouvelle conscience.
Il n’a pas seulement besoin de nouveaux dirigeants.
Il a besoin de citoyens nouveaux.
Car les dirigeants naissent toujours au sein du peuple.
Le Congo de demain dépend du Congolais que chacun de nous décide d’être aujourd’hui.
Notre avenir ne sera pas décidé uniquement dans les palais de la République.
Il se décidera dans les familles.
Dans les écoles.
Dans les universités.
Dans les églises.
Dans les mosquées.
Dans les entreprises.
Dans les marchés.
Dans les administrations.
Et surtout dans le sanctuaire de notre conscience.
Ne demandons plus seulement :
« Que fait le Congo pour moi ? »
Demandons-nous d’abord :
« Que puis-je faire, aujourd’hui, pour le Congo ? »
C’est cette question qui peut transformer notre destin collectif.
J’appelle chaque Congolaise et chaque Congolais à un profond examen de conscience.
J’appelle chacun à renoncer à ce qui détruit notre Nation.
J’appelle chacun à devenir un artisan de justice, de vérité, de paix et d’espérance.
Car Dieu bénit les peuples qui choisissent la justice.
L’Histoire honore les peuples qui choisissent le courage.
Et les générations futures remercieront celles et ceux qui auront préféré le devoir à l’indifférence, le sacrifice à l’égoïsme et le bien commun aux intérêts particuliers.
Oui, le Congo est notre patrimoine commun.
Mais avant d’être une richesse à exploiter, il est une responsabilité à assumer.
Puissions-nous devenir la génération qui aura réconcilié le Congo avec ses valeurs, son histoire et sa vocation.
Que Dieu éclaire nos consciences.
Qu’Il bénisse chacune de nos familles.
Qu’Il inspire nos dirigeants.
Qu’Il protège nos forces de défense et de sécurité.
Qu’Il fortifie notre jeunesse.
Qu’Il accorde à notre peuple la sagesse, le courage et l’humilité nécessaires pour bâtir une République plus juste, plus forte, plus fraternelle et plus prospère.
Que Dieu bénisse la République démocratique du Congo.
Et que chaque Congolaise et chaque Congolais devienne un artisan de la renaissance morale, philosophique et spirituelle de notre Nation.


Coco Engongolo Ilombe
Expert en matière douanière et en traçabilité des ressources minérales.
Initiateur de la création d’une Autorité Nationale de traçabilité.
+243970126658
E-mail [email protected]

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