L’annonce par André Mbata, secrétaire permanent de l’Union sacrée de la Nation, d’une marche prévue le 22 juillet, date choisie également par l’opposition pour sa mobilisation, continue de susciter des réactions au sein de la majorité présidentielle.
Alors que l’UDPS/Tshisekedi, par la voix de son secrétaire général et président intérimaire Augustin Kabuya, a indiqué qu’aucune marche n’était prévue à cette date et a appelé ses militants à vaquer normalement à leurs occupations, l’initiative d’André Mbata est perçue par certains cadres et sympathisants comme une décision en contradiction avec la ligne de conduite adoptée par le camp présidentiel.
Dans les milieux proches de la majorité, certains n’hésitent pas à qualifier cette démarche de « traîtrise », estimant qu’elle risque de brouiller le message du pouvoir et de créer une situation favorable à l’opposition. Ces critiques reprochent notamment à l’initiative de ne pas privilégier l’apaisement et de potentiellement exposer les autorités à des accusations en cas d’incidents lors des manifestations.
Pour ses soutiens, cette démarche relèverait plutôt d’une volonté d’expression politique de la plateforme présidentielle. La controverse met toutefois en évidence les divergences d’approche au sein de l’Union sacrée sur la gestion de la mobilisation politique et de l’espace public.
JS
