Le Comité des sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies chargé de la République démocratique du Congo, établi conformément à la résolution 1533, a inscrit, le 14 juillet, six individus et deux entités supplémentaires sur sa liste des personnes et organisations visées par des sanctions.
En tête de cette nouvelle liste figure Corneille Nangaa, coordonnateur de l’Alliance Fleuve Congo (AFC), coalition dont fait partie le mouvement rebelle M23. À ses côtés, John Imani Nzenze, présenté comme le chef du renseignement du M23, est également concerné par ces mesures.
La liste comprend aussi plusieurs responsables d’autres groupes armés opérant dans l’est de la RDC. Il s’agit notamment de Sébastien Uwimbabazi et Gustave Kubwayo, deux cadres des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Ce dernier est accusé par les Nations unies d’implication dans des attaques visant des civils ainsi que dans l’exploitation illégale des ressources naturelles.
L’ONU a également ciblé Muhammed Lumisa, un commandant des Forces démocratiques alliées (ADF), groupe armé d’origine ougandaise actif dans l’est congolais, ainsi que Charles Sematama, chef militaire du groupe Twirwaneho, actif dans les Hauts Plateaux du Sud-Kivu.
Outre les individus, l’AFC/M23 et Twirwaneho ont été ajoutés à la liste des entités sanctionnées par le Comité. Ces mesures impliquent notamment un gel des avoirs, une interdiction de voyager et un embargo sur les armes à l’encontre des personnes et organisations concernées.
À travers cette décision, le Conseil de sécurité entend accentuer la pression internationale sur les acteurs armés impliqués dans la déstabilisation de l’est de la République démocratique du Congo, marqué depuis plusieurs années par la recrudescence des violences, les déplacements massifs de populations et l’exploitation illicite des ressources naturelles.
Antoine Botshili
