Kinshasa s’engage dans une réforme majeure de son système d’assainissement. Le gouverneur Daniel Bumba Lubaki a lancé, jeudi 23 juillet, un atelier de haut niveau consacré à la gouvernance de la future Station de Traitement des Boues de Vidange (STBV), une infrastructure inédite appelée à moderniser la gestion des déchets liquides, protéger l’environnement et améliorer durablement les conditions de vie des habitants de la capitale.


Le gouverneur de la ville-province de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, a ouvert, jeudi 23 juillet 2026 au Fleuve Congo Hôtel, un atelier de haut niveau consacré à la gouvernance de la future Station de Traitement des Boues de Vidange (STBV). Il s’agit d’un projet inédit qui marque une étape historique dans la politique d’assainissement de la capitale congolaise.
Pour la première fois de son histoire, Kinshasa entend se doter d’une infrastructure destinée à assurer une gestion rationnelle et sécurisée des déchets liquides, dans le cadre du Programme multisectoriel de résilience urbaine.
Dans son allocution, Daniel Bumba Lubaki a salué la qualité de l’organisation de cette rencontre, portée par la Cellule d’Exécution des Projets-Eau (CEP-O) de la Banque mondiale et la Cellule de Développement Urbain de Kinshasa (CDUK). L’atelier réunit autorités publiques, partenaires techniques et financiers, experts, opérateurs privés ainsi que représentants de la société civile afin de définir un modèle de gouvernance efficace pour cette future infrastructure.
Le gouverneur a souligné que la STBV permettra de sécuriser la gestion des boues de vidange, de réduire les déversements anarchiques dans les cours d’eau et les espaces publics, de préserver les écosystèmes et de protéger la santé des populations.
Se montrant optimiste quant aux résultats des travaux, il a exhorté les participants à formuler des recommandations concrètes pour accélérer la mise en œuvre du projet.
« Au-delà des recommandations qui seront formulées aujourd’hui, notre responsabilité collective est de préparer l’avenir », a déclaré Daniel Bumba Lubaki.
Le chef de l’exécutif provincial a insisté sur la nécessité de mettre en place un cadre de gouvernance garantissant la pérennité des investissements, l’implication du secteur privé, le renforcement des capacités institutionnelles et un service public d’assainissement performant au bénéfice de tous les Kinois.
Présente à la cérémonie, la secrétaire générale à l’Environnement, au Développement rural et à la Nouvelle économie du climat, Pascaline Mbangu Kikumbi, a exprimé sa satisfaction de voir Kinshasa s’engager dans la réalisation d’une infrastructure stratégique pour la gestion des déchets liquides.
Prenant la parole, le coordonnateur national de la CEP-O, Nestor Manduku Mbuta, a rappelé que cette rencontre dépasse le cadre purement technique.
« Cette rencontre porte une ambition institutionnelle majeure : faire progresser Kinshasa vers un service public d’assainissement mieux structuré, performant et durable », a-t-il affirmé.
Selon lui, l’objectif est de passer « des études aux décisions et des investissements à un véritable système de service capable d’améliorer durablement les conditions de vie des Kinoises et des Kinois ».
De son côté, le coordonnateur de la CDUK, Tom Kisenda, a remercié les différents partenaires ainsi que le gouverneur Daniel Bumba Lubaki pour son engagement en faveur de la transformation de la capitale.
« C’est une première pour la ville de Kinshasa. Les travaux que nous lançons aujourd’hui sont destinés aux générations futures, à nos enfants. Il est possible de transformer cette ville. Kinshasa ezo bonga », a-t-il déclaré.
La cérémonie s’est clôturée par une photo de famille. Les recommandations issues de cet atelier sont attendues dans les prochains jours et devraient baliser la mise en œuvre de ce projet stratégique pour l’avenir sanitaire et environnemental de Kinshasa.
Laurette Ngoma
