La RDC possède l’un des sous-sols les plus riches de la planète. Mais pour le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, l’enjeu n’est plus seulement de savoir ce que le pays peut tirer aujourd’hui de cette exceptionnelle dotation minière. La véritable question est désormais de savoir ce que la génération actuelle choisira d’en transmettre aux générations futures.


C’est autour de cette réflexion que le ministre des Mines a ouvert, ce mardi à l’Hôtel Hilton de Kinshasa, un symposium consacré à la jeunesse, au secteur minier et au partenariat entre la République démocratique du Congo et les États-Unis d’Amérique.
Organisée par l’International Republican Institute (IRI), en partenariat avec l’Ambassade des États-Unis en RDC, cette rencontre réunit plus de 160 participants, parmi lesquels des jeunes leaders, entrepreneurs, professionnels ainsi que des acteurs des secteurs minier et énergétique.
Dans un discours empreint d’une forte dimension prospective, Louis Watum Kabamba a invité la jeunesse congolaise à changer de paradigme : ne plus se contenter de regarder les richesses du pays comme une opportunité immédiate, mais apprendre à les transformer en capacités, en industries, en emplois et en prospérité durable.
« Que voulons-nous en transmettre aux générations futures ? », a-t-il lancé, plaçant ainsi la responsabilité intergénérationnelle au centre du débat.
Pour le ministre, la présence des minerais ne garantit pas automatiquement le développement. La transformation des ressources naturelles en richesse durable exige, selon lui, du capital, une énergie fiable, des infrastructures modernes, de la technologie, des compétences, une véritable discipline industrielle et surtout un climat de confiance favorable à l’investissement.
Autrement dit, le cobalt, le cuivre, le lithium et les autres ressources stratégiques de la RDC ne doivent pas seulement quitter le sol congolais : ils doivent contribuer à construire une économie congolaise plus forte, plus compétitive et capable de créer davantage de valeur sur place.
Inscrivant cette démarche dans la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et sous la coordination de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, Louis Watum a appelé les jeunes leaders à prendre leur part dans cette transformation.
Son message est sans détour : entreprendre, investir, innover et construire.
Construire des entreprises
Construire des compétences. Construire des infrastructures. Construire une industrie capable de transformer les ressources naturelles en opportunités économiques pour des millions de Congolais.
Car, au-delà des chiffres et des contrats miniers, le véritable défi consiste désormais à faire des richesses du sous-sol un capital pour l’avenir.
Le symposium se poursuit avec des échanges consacrés à la jeunesse, aux secteurs minier et énergétique ainsi qu’au partenariat stratégique entre la RDC et les États-Unis. Une plateforme qui entend rapprocher les jeunes acteurs congolais des opportunités liées à l’investissement, à l’innovation et à la transformation économique du pays.
Pour Louis Watum, le temps est venu de passer de l’exploitation des richesses à la construction d’un héritage. Et cet héritage, c’est à la jeunesse congolaise de le bâtir.
JS
