La Députée nationale Grâce Neema, Questeure adjointe de l’Assemblée nationale, salue et soutient l’initiative du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, portant organisation du Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État.
Dans son adresse à la Nation du 27 août, le Chef de l’État a annoncé un processus qui débutera par des consultations dans les 26 provinces avant la tenue des assises nationales à Kinshasa. Il a également fixé une ligne claire : ce dialogue ne remettra en cause ni l’ordre constitutionnel, ni les institutions issues des urnes et ne se substituera pas aux processus de Washington et de Doha.
Pour l’Honorable Grâce Neema, cette initiative intervient à un moment où la République démocratique du Congo doit renforcer son unité intérieure et surtout avoir le courage de s’attaquer aux causes profondes des crises qui fragilisent le pays depuis plusieurs décennies.« Je salue et soutiens l’initiative du Président de la République. Notre pays a besoin d’un dialogue qui nous permette de nous parler avec responsabilité, mais surtout d’aller au fond des problèmes qui affectent durablement notre Nation.
Il ne s’agit pas simplement de réunir la classe politique, mais de rechercher ensemble des solutions aux véritables causes de nos crises. »La Questeure adjointe considère ainsi comme particulièrement importante la volonté du Chef de l’État de faire partir le dialogue de la base, à travers les 26 provinces, en associant les élus, les autorités locales et coutumières, la majorité et l’opposition, la société civile, les confessions religieuses ainsi que les milieux économiques, universitaires et professionnels.« Les populations de nos provinces vivent directement l’insécurité, les conflits communautaires, le chômage, les difficultés économiques et les insuffisances de l’administration publique.
Si nous voulons construire une paix durable, leur parole et leurs réalités doivent être au cœur des solutions. »Grâce Neema soutient également la distinction établie entre le Dialogue national et les négociations concernant l’AFC/M23. Pour elle, la recherche de la cohésion nationale ne peut signifier ni la remise en cause de la légitimité démocratique des institutions ni la consécration de la prise des armes comme moyen d’accès au pouvoir.« Dans une République démocratique, la légitimité politique vient du peuple et des urnes, jamais des armes.
Nous devons rechercher la réconciliation et la cohésion nationale tout en restant fermes sur notre souveraineté, notre intégrité territoriale et notre ordre constitutionnel. »La Députée nationale estime surtout que cette démarche doit se distinguer des expériences précédentes en évitant que le dialogue ne soit réduit à des arrangements politiques ou à une succession de résolutions sans lendemain. L’ambition annoncée de refondation de l’État doit permettre d’aborder les problèmes structurels du pays et de dégager des réponses concrètes, applicables et suivies dans le temps.Dans cette perspective, l’Assemblée nationale devra pleinement jouer son rôle lorsque les conclusions nécessiteront des réformes législatives, un contrôle parlementaire ou un accompagnement institutionnel.« Comme élus du peuple, nous devons accompagner tout ce qui peut consolider la paix, renforcer l’État et améliorer concrètement la vie de nos populations.
Le Parlement devra assumer sa part de responsabilité dans le respect de la Constitution et des prérogatives de chaque institution. »Enfin, Grâce Neema appelle l’ensemble des forces politiques et sociales du pays à saisir cette initiative avec responsabilité.
Pour elle, le véritable succès du Dialogue se mesurera à sa capacité à dégager un consensus autour des enjeux fondamentaux de la Nation : la paix, la souveraineté et l’intégrité territoriale, la cohésion nationale, la justice, le renforcement de l’État et le développement.« Le Congo est plus grand que nos appartenances politiques. Nous avons aujourd’hui l’occasion d’aller au-delà des dialogues de circonstance pour nous attaquer véritablement aux problèmes de fond de notre pays. Soutenons cette initiative du Chef de l’État et faisons-en un véritable instrument de paix, de cohésion et de refondation nationale », conclut l’Honorable Grâce Neema.
LB
