Quand le contexte politique exige de la clarté, certains se contentent de commenter. Augustin Kabuya Tshilumba, lui, donne des instructions.
Par sa circulaire n°004/UDPS/PP/SG/AKT/2026 du 4 septembre 2026, le président a.i. de l’UDPS/TSHISEKEDI vient de fixer une véritable feuille de route aux fédérations du parti autour du Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État.

Le message est limpide : le temps des simples déclarations est révolu. Place à l’organisation et à la mobilisation.
Kabuya prend le terrain à bras-le-corps
Après le message à la Nation du 27 août 2026 du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, l’UDPS avait exprimé son soutien au Dialogue national.
Augustin Kabuya franchit désormais une étape supplémentaire.
Il demande aux présidents fédéraux de transformer cette position politique en action concrète : réunir les structures, sensibiliser les militants, expliquer les enjeux et assurer une large diffusion du message présidentiel.
Autrement dit, Kabuya veut une UDPS qui ne regarde pas l’histoire s’écrire, mais qui se met en ordre de marche.
L’organisation comme arme politique
La circulaire révèle surtout une conception très structurée de l’action politique.
Les fédérations ne sont pas laissées dans le flou. Elles reçoivent des missions précises, des responsabilités identifiées et une obligation de suivi.
Présidents sectionnaires et cellulaires doivent être associés aux réunions d’information. Les militants doivent être sensibilisés. Les préoccupations de la base doivent être recueillies. Des rapports doivent remonter vers le Secrétariat général.
Tout est pensé comme une chaîne de mobilisation.
Et au sommet de cette chaîne, Augustin Kabuya imprime le rythme.
Faire descendre le message, mais aussi faire remonter la voix du peuple.
L’un des points les plus politiques de la démarche est l’importance accordée à la base.
Kabuya ne demande pas uniquement aux structures de diffuser la vision du Chef de l’État. Il leur demande également de recueillir les observations, préoccupations et propositions des militants et sympathisants.
Cette double circulation du message — du sommet vers la base et de la base vers la direction — donne une profondeur particulière à la stratégie.
Le parti doit expliquer, mais il doit aussi écouter.
Dans cette logique, les fédérations deviennent de véritables antennes politiques chargées de prendre le pouls du terrain.
Une mobilisation sous contrôle
Augustin Kabuya ne confond manifestement pas mobilisation et agitation.
La circulaire insiste sur la discipline, la pédagogie et la responsabilité. Elle rappelle également l’obligation de respecter les lois de la République, les orientations du parti et les principes républicains.
Cette précision est essentielle.
Le président a.i. de l’UDPS veut une mobilisation forte, mais maîtrisée ; engagée, mais républicaine ; déterminée, mais disciplinée.
C’est une manière de poser les garde-fous nécessaires autour d’une séquence politique appelée à susciter débats et prises de position.
Les fédéraux désormais face à leurs responsabilités
Avec cette directive, Augustin Kabuya ne laisse pas aux responsables fédéraux le luxe de l’attentisme.
Ils devront organiser. Ils devront sensibiliser. Ils devront écouter. Et surtout, ils devront rendre compte.
Le rapport exigé par la direction du parti devra notamment faire état des activités menées, du niveau de mobilisation constaté et des préoccupations recueillies sur le terrain.
La mobilisation ne sera donc pas seulement annoncée : elle devra être démontrée.
Kabuya veut une UDPS à la hauteur de l’enjeu
À travers cette circulaire, Augustin Kabuya adresse finalement un message qui dépasse les seules structures fédérales.
Il rappelle que, dans une période politique majeure, la première force d’un parti demeure sa capacité à rester uni, organisé et discipliné.
Le Dialogue national ouvre une nouvelle séquence. L’UDPS entend y prendre sa part. Et son président a.i. veut manifestement que le parti aborde cette étape avec une organisation capable de transformer les orientations politiques en mobilisation réelle.
Augustin Kabuya donne donc le tempo. Aux fédérations désormais de jouer leur partition.
Car une chose ressort avec force de cette circulaire : pour Kabuya, une grande ambition politique ne peut produire de résultats sans une organisation solide sur le terrain.
Le mot d’ordre est lancé.
Informer. Mobiliser. Écouter. Organiser. Rendre compte.
Et derrière cette mécanique, une signature : Augustin Kabuya Tshilumba.
Jeff Saile
