Dix ans après les événements des 19 et 20 septembre 2016, l’UDPS/Tshisekedi a commémoré ce dimanche la mémoire de ses militants tombés au cours de cette période de forte tension politique en République démocratique du Congo.



La cérémonie s’est tenue à la permanence de l’UDPS/Tshisekedi, dans un moment de recueillement consacré aux militants considérés par le parti comme des martyrs de la démocratie.
Parmi les victimes commémorées figurent notamment, selon le récit présenté par l’UDPS, des combattants qui avaient été brûlés vifs à la permanence du parti, ainsi que d’autres militants tués lors des manifestations des 19 et 20 septembre 2016.
La cérémonie a été marquée par une célébration religieuse et un sermon de l’apôtre Sylvain, basé notamment sur Genèse 4:10 et Apocalypse 6:9-11.
Le thème retenu était : « Le sang des justes n’est pas oublié par Dieu ».
Dans son enseignement, l’homme de Dieu a établi un parallèle entre les victimes de ces événements et Abel, dont le sang avait crié vers Dieu après son meurtre par Caïn.
Selon lui, les hommes peuvent oublier les victimes, mais Dieu ne les oublie pas. Il a insisté sur le caractère sacré de la vie humaine, rappelant que chaque personne a été créée à l’image de Dieu.
« Le silence des victimes n’est pas le silence de Dieu », a-t-il notamment déclaré.
L’apôtre Sylvain a également rappelé que la valeur d’une personne ne dépend ni de sa richesse ni de son statut social. Pour lui, toute vie humaine possède une valeur devant Dieu.
Augustin Kabuya : « On ne change pas le plan de Dieu »
Prenant la parole au cours de cette commémoration, le secrétaire général et président intérimaire de l’UDPS, Augustin Kabuya, a placé son intervention sous le signe de la foi et de la reconnaissance.
Évoquant le parcours de Félix Tshisekedi, il a déclaré : « On ne change pas le plan de Dieu », estimant que lorsque Dieu a un plan pour une personne, celui-ci finit par se réaliser.
Augustin Kabuya a également appelé les militants à prier pour le chef de l’État, affirmant que Félix Tshisekedi appartient à tous les Congolais et qu’il est « au-dessus de la mêlée ».
S’adressant aux familles des victimes, le dirigeant de l’UDPS a assuré que le parti restait à leurs côtés et qu’il demeurait disponible pour les accompagner.
Dix ans après les événements de septembre 2016, cette commémoration aura donc été, pour l’UDPS, un moment de mémoire et de recueillement en hommage aux militants disparus, mais également une occasion de rappeler le sacrifice de ceux qui ont perdu la vie au cours de la lutte politique menée par le parti.
JS
