Présentant le projet de loi portant reddition des comptes du budget de l’État pour l’exercice 2025, le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a mis en lumière les défis sécuritaires et économiques auxquels le gouvernement a été confronté, notamment après la chute de Goma et de Bukavu. Il a également souligné les efforts financiers et diplomatiques déployés par la République démocratique du Congo pour faire face à l’agression dans sa partie orientale.
Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a présenté, ce mercredi 28 octobre 2026, devant l’Assemblée nationale, le projet de loi portant reddition des comptes du budget de l’État pour l’exercice 2025, intégrant la loi de finances rectificative du 28 juin 2025.
Au cours de son intervention, le patron des Finances publiques a particulièrement insisté sur le contexte sécuritaire difficile dans lequel le budget de l’État a été exécuté.
L’année 2025 a notamment été marquée par la chute de Goma et de Bukavu, deux grandes villes de l’Est du pays, ainsi que par la perte des recettes publiques provenant des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Face aux députés nationaux, Doudou Fwamba a ainsi mis en évidence les répercussions de cette situation sur les finances publiques, dans un contexte où le gouvernement devait simultanément répondre aux impératifs sécuritaires, préserver le fonctionnement de l’État et poursuivre ses engagements envers la population.
Le ministre a également évoqué les souffrances des populations de l’Est, durement affectées par le conflit armé.
De Kitshanga à Mubambiro, les conséquences de la guerre continuent de peser sur les communautés locales, confrontées à une situation humanitaire et sécuritaire préoccupante.
Malgré ces contraintes, Doudou Fwamba a défendu les moyens financiers mobilisés par le gouvernement pour faire face à l’agression et soutenir les efforts de défense de l’intégrité territoriale de la RDC. Il a également mis en avant la poursuite des démarches diplomatiques engagées par le pays afin de mobiliser la communauté internationale autour de la situation sécuritaire dans l’Est.
« Nous n’avons pas abdiqué », a déclaré le ministre des Finances devant les élus nationaux, réaffirmant la détermination des autorités congolaises à poursuivre leur action face aux défis sécuritaires.
À travers cette présentation de la reddition des comptes, Doudou Fwamba a replacé l’exécution du budget 2025 dans son contexte économique, financier et sécuritaire, marqué par les conséquences de la guerre dans l’Est du pays.
Le débat parlementaire autour de ce projet de loi constitue ainsi une occasion d’examiner l’exécution des prévisions budgétaires, les contraintes rencontrées par le gouvernement et les moyens engagés pour assurer la continuité de l’action publique dans un contexte particulièrement difficile.
JS
