En pleine offensive contre ses détracteurs au sein de l’UDPS, Augustin Kabuya dénonce une campagne de déstabilisation orchestrée contre sa personne. Le secrétaire général et président intérimaire du parti présidentiel accuse notamment le « Parlement rouge », qu’il qualifie de groupe de petits bandits, de chercher à dresser la famille présidentielle contre lui. Il estime que cette hostilité est liée à la réussite de la marche du 22 septembre dernier.

Le secrétaire général et président intérimaire de l’UDPS/Tshisekedi, Augustin Kabuya, a vivement réagi aux attaques dont il affirme être régulièrement la cible au sein même de sa famille politique. Prenant la parole lors de la matinée politique organisée ce dimanche 1er novembre 2026, il a particulièrement dénoncé les agissements du groupe communément appelé « Parlement debout du commerce », également connu sous l’appellation de « Parlement rouge », qu’il accuse de mener une campagne de dénigrement contre sa personne.
« Il n’y a pas de crime parfait. S’il y a quelqu’un qu’on injurie matin, midi et soir, c’est moi », a lancé Augustin Kabuya, avant de s’interroger sur les véritables motivations et les éventuelles connexions politiques de ce groupe au sein de l’UDPS.
Le numéro un de l’administration du parti présidentiel accuse également ses détracteurs de chercher à détériorer ses relations avec la famille du chef de l’État, en faisant circuler des accusations selon lesquelles il aurait recruté des individus pour manquer de respect à la famille présidentielle.
Pour Augustin Kabuya, cette campagne serait une réaction à la réussite de la marche organisée le 22 septembre dernier. Il rejette catégoriquement ces accusations, qu’il considère comme une construction destinée à ternir son image et à fragiliser son leadership au sein du parti.
« Je ne suis pas arrivé ici en trahissant les autres. Je dois faire face à Kagame, au groupe de Fayulu et, en même temps, faire face aux petits bandits de l’UDPS ? », s’est-il interrogé, dénonçant ce qu’il présente comme une coalition d’acteurs poursuivant un même objectif de déstabilisation.
Le secrétaire général de l’UDPS va plus loin en évoquant l’existence d’un « axe du mal », dont les acteurs seraient, selon lui, connus, tout comme ceux qui se trouveraient derrière leurs agissements. Il dénonce une entreprise montée de toutes pièces et accuse certains individus de recevoir de l’argent pour alimenter les tensions au sein de la formation politique.
Dans un ton particulièrement ferme, Augustin Kabuya estime que les moyens financiers mobilisés pour entretenir ces querelles internes auraient été plus utiles s’ils étaient consacrés au fonctionnement et au développement du parti.
« L’argent qu’ils distribuent à ces petits bandits, ils auraient dû le mettre à la disposition du parti, comme le font les cadres qui contribuent à son avancement », a-t-il martelé.
À travers cette sortie médiatique, Augustin Kabuya entend ainsi dénoncer ce qu’il considère comme une entreprise de sabotage interne, tout en réaffirmant sa détermination à défendre son leadership et l’autorité des institutions de l’UDPS/Tshisekedi face aux contestations.
Jeff Saile
