Kongo central: le candidat gouverneur Degaba Ngabala Massamba révélation de l’année !

La scène politique de la province du Kongo central reste marquée par la requête en annulation de l’élection du gouverneur et vice gouverneur introduite par le candidat Degaba Ngabala Massamba à la cour d’appel de Matadi.
Sa requête a été, rappelons le, au centre d’une audience houleuse mercredi 18 mai dernier à la Cour d’appel.

Il sollicite donc son « annulation pure et simple », à la suite d’irrégularités de corruption des députés provinciaux constatées.
La Cour a pris l’affaire en délibérée pour rendre son verdict le lundi 23 mai prochain.
A en croire les spécialistes du droit, la requête du candidat Degaba Ngabala Massamba risque de remettre le compteur à zéro au regard des éléments costauds évoqués avec des preuves à l’appui. Par cet acte posé si courageusement, le candidat Degaba Ngabala Massamba est listé comme révélation de l’année. Car, indique-t-on, ce procès fait tâche d’huile sur le terrain politique NeKongo.

Qui est en fait Degaba Ngabala Massamba? Candidat gouverneur de province du Kongo à l’élection du 06 mai dernier et opérateur économique mieux connu au pays de Mfumu Kimbangu.
Listé parmi les candidats qui ont présenté un programme de gouvernance mieux élaboré et adapté aux réalités du Kongo central intitulé: « Kongo Central N’a Ntuala » qui prend en compte les vrais problèmes de cette entité pour son développement intégral et intégré dans un laps de temps et qui s’appuie avant tout sur l’efficacité, la responsabilité, la proximité et l’ambition.
Pour besoin de rafraîchir la mémoire, nous publions ci-dessous inextenso son programme de gouvernance.
Monga Narcisse

Notre projet, ‘KONGO CENTRAL NA NTUALA’, c’est avant
tout l’efficacité, la responsabilité, la proximité et l’ambition »
Le présent document aborde en luminaire la vision de gouvernance que j’entends
instaurer dans la Province du Kongo Central, une fois élu à la tête de celle-ci conformément à l’article
198 de la Constitution, et ce, sous l’impulsion de Son Excellence Monsieur le Président de la
République, Chef de l’État, qui entérine l’élection des Gouverneurs et Vice-Gouverneurs en les
investissant par Ordonnance présidentielle.
S’inscrivant dans la vision éclairée du Chef de l’État, fil conducteur de la croissance économique et de
l’émergence de la République Démocratique du Congo, la vision présentée dans ce document reste
sommaire et pourra être matérialisée par un plan d’actions structuré et détaillé à présenter et à défendre
devant l’Assemblée Provinciale, assorti d’un budget, entendez par-là, un programme d’actions chiffré
et concret. Ces instruments s’aligneront étroitement derrière le Programme du Gouvernement de la
République étant donné que la RDC est un État unitaire décentralisé.
En effet, la Constitution de la RDC du 18 février 2006 telle que révisée à ce jour par la loi n°11/002 du
20 janvier 2011 portant révision de certains articles de la Constitution, a institué bien des réformes
institutionnelles profondes, et ce, dans tous les domaines de la vie nationale. Elle procède à une
redéfinition du profil de l’État en optant pour la décentralisation comme mode d’organisation et de
gestion administrative de l’État censée favoriser la bonne gouvernance et créer des centres d’impulsion
et de développement à la base en rapprochant le processus de décision des citoyens et, partant, favoriser
l’émergence d’une démocratie de proximité. Cet état de fait marque un tournant décisif dans le mode
de gouvernance et d’organisation administrative et territoriale de notre pays, institutionnalisant ainsi
trois niveaux complémentaires et indissociables d’exercice du pouvoir : le Gouvernement central, les
provinces et les entités territoriales décentralisées. L’ambition du constituant congolais est, à cet égard,
de doter aux provinces et aux ETD des moyens conséquents et adéquats à même de leur permettre de
faire face aux défis de développement locaux et favoriser leur développement intégral.
La décentralisation est ainsi devenue le mode de gestion des affaires publiques en RDC avec comme
toile de fond la libre administration des provinces et l’autonomie de gestion de leurs ressources
économiques, humaines, financières et techniques, à travers notamment :
• la Loi n° 08/012 du 31 juillet 2008 portant principes fondamentaux relatifs à la libre
administration des provinces ;
• la Loi n° 08/015 du 07 octobre 2008 portant modalités d’organisation et de fonctionnement de
la Conférence des Gouverneurs de Province ;
• la Loi n° 08/016 du 07 octobre 2008 portant composition, organisation et fonctionnement des
entités territoriales décentralisées et leurs rapports avec l’État et les Provinces, ainsi que tout un arsenal juridique en élaboration.
Cet élan de décentralisation voulu par le constituant fixe aussi la répartition des compétences entre le
Pouvoir Central et les Provinces. Les matières sont donc, soit de la compétence exclusive du Pouvoir
Central (article 202 de la Constitution), soit de la compétence concurrente du Pouvoir Central et des
provinces (article 203 de la Constitution), soit de la compétence exclusive des provinces (article 204
de la Constitution).
Sur les 29 matières qui sont de la compétence exclusive des provinces, nous pouvons en citer quelques-
unes, à savoir :
- le plan d’aménagement de la Province ;
- la fonction publique provinciale et locale ;
- les travaux et marchés publics d’intérêt provincial et local ;
- l’acquisition des biens pour les besoins de la province ;
- les communications intérieures des provinces ;
- l’élaboration des programmes miniers, minéralogiques, industriels, énergétique d’intérêt
provincial et leur exécution conformément aux normes générales du planning national ; - l’élaboration des programmes agricoles et forestiers et leur exécution conformément aux
normes du planning national, l’affectation du personnel agricole, des cadres conformément
aux dispositions du statut des agents de carrière des services publics de l’État, l’application de
la législation nationale concernant l’agriculture, la forêt, la chasse et la pêche ainsi que
l’environnement, la conservation de la nature et la capture des animaux sauvages,
l’organisation et le contrôle des campagnes agricoles, la fixation des prix des produits
agricoles ; - l’habitat urbain et rural, la voirie et les équipements collectifs provinciaux et locaux ;
- l’exploitation des sources d’énergie non nucléaire et la production de l’eau pour les
besoins de la province ; - la planification provinciale.
Il en ressort que le Gouvernement provincial n’a certes pas tous les pouvoirs ; mais il en a
beaucoup. Fort malheureusement, depuis plus d’une décennie, notre province connaît l’une des crises
les plus graves de son histoire.
C’est tout d’abord une crise morale et politique : la classe politique de la Province est dans des
querelles constantes, sans consensus minimum sur les fondamentaux du vivre ensemble et du
développement. L’effritement des valeurs NE KONGO est si criant aujourd’hui qu’il déshonore notre
province. Sans audace, ni ambition commune pour notre province pourtant stratégique et riche en
potentiel. Le savoir-faire, la bonne gouvernance et l’intégrité, valeurs chères aux NE KONGO
semblent avoir cédé la place à la résignation, à l’immoralité et au cynisme ;
Une crise économique : elle se manifeste par l’incapacité de poser les bases solides du renouveau et
du développement de notre province, malgré la propagande des politiciens carriéristes par coup des phrases creuses sorties avec démagogie. Elle frappe de plein fouet notre province et n’épargne aucune
de nos familles, surtout les plus vulnérables. Elle fragilise nos territoires, intensifie l’exode rural et
barre l’avenir à beaucoup trop de nos jeunes laissés sans perspective du lendemain. L’espérance semble
avoir cédé le pas au déclin
Une crise sociale : aucune base solide pour lutter contre la malnutrition et ses conséquences sur le
développement des enfants en bas âge, le chômage, la paupérisation de nos concitoyens, surtout en
milieux ruraux, les difficultés d’accès à l’eau potable et à l’électricité, la corruption et l’impunité, le
désordre, etc.
Pourtant, quand il y a du courage, il n’y a pas de fatalité. Il est encore possible d’impulser une
nouvelle dynamique politique, économique et sociale. Comme le disait à juste titre John Fitzgerald
Kennedy, « les problèmes du monde ne peuvent être résolus par des sceptiques ou des cyniques dont
les horizons se limitent aux réalités évidentes. Nous avons besoin d’hommes capables d’imaginer ce
qui n’a jamais existé ».
Pour plus de clarté, la vision ici résumée, s’articule autour de 10 thèmes essentiels (POLITIQUE,
SÉCURITÉ, ÉCONOMIE, AGRICULTURE, ÉLEVAGE ET PÊCHE, SANTÉ, ÉDUCATION,
INFRASTRUCTURES, ÉNERGIE, MINES ET DÉVELOPPEMENT RURAL) structurés en 4
Secteurs clés développés dans les lignes qui suivent et précédés par une brève présentation de la
Province du Kongo-Central.
I. PRÉSENTATION SOMMAIRE DE LA PROVINCE DU KONGO-CENTRAL
1.1. Situation géographique
La Province du Kongo Central est l’une des 26 provinces que compte la République Démocratique du
Congo. Extension la plus occidentale du Pays, elle constitue l’unique voie d’accès du Congo-Kinshasa
vers l’Océan Atlantique. Elle a pour chef-lieu la ville de Matadi.
Superficie : 53.920 km2
Population : 5.575 millions d’habitants (2015)
Elle compte 10 territoires, à savoir :
▪ KASANGULU ;
▪ MADIMBA ;
▪ MBANZANGUNGU ;
▪ KINVULA ;
▪ LUOZI ;
▪ SONGOLOLO ;
▪ LUKULA ;
▪ SEKE-BANZA ;
▪ TSHELA et MOANDA
Ces territoires sont déclinés en 55 secteurs et chefferies.
Climat : la province du Kongo Central possède une courte saison sèche de mai à septembre et une
longue saison des pluies d’octobre à mai, entrecoupée d’une petite saison sèche entre janvier et février.
Elle possède un climat de savane avec un hiver sec. Selon le classement de Koppen-Geiger, les
précipitations sont beaucoup plus importantes en saison pluvieuse qu’en saison sèche. La température
est de 23,1° et les précipitations sont en moyenne de 781,6 mm.
Elle est limitée à l’Est par la ville de Kinshasa et la Province du Kwango ; Au Sud par l’Angola ; à
l’Ouest par l’océan Atlantique ; et au Nord par la République du Congo.
Coordonnées géographiques : elle s’étend entre 5°49’ latitude sud, 13°29’ longitude Est 400 m
d’altitude. Le Kongo-Central est bien traversé par le fleuve Congo de l’est à l’ouest mais une partie
seulement est navigable, soit de la ville de Matadi à Moanda.
Elle est également traversée par la Route nationale n°1 (RN1) depuis l’atlantique jusqu’à la ville
Province de Kinshasa.
1.2. Situation économique
A l’instar de l’économie nationale, l’économie du Kongo Central est fort dominée par l’activité
agricole, même si son secteur pétrolier reste également l’un des plus importants. D’après la dernière estimation du PIB de la Province selon l’étude conduite par PDPC. Le secteur agricole compte pour
plus de la moitié de l’activité, soit 55 %, alors que la part des industries extractives, essentiellement
des hydrocarbures, s’élève à 23 %. Le secteur secondaire qui inclut les industries manufacturées reste
faible, soit 10 % du PIB et le secteur des services compte 12 % du PIB en moyenne dont plus de 2/3
sont des activités commerciales.
II. NOTRE PROJET DE MANDAT : KONGO CENTRAL NA NTUALA
Chers concitoyens,
Mesdames et messieurs les élus,
Mes frères et sœurs NE KONGO,
Nous devons être responsables !
La prochaine élection de gouverneur qui aura lieu ce 06 mai 2022 sera l’occasion, pour notre province,
d’une rupture franche avec un monde dépassé et sans vision et des dominants corrompus par la
cupidité. Mais cela ne peut être le résultat d’une addition d’opposition et de votes négatifs. Notre tâche
est de construire une majorité d’adhésion. Il le faut non seulement pour gagner l’élection, mais aussi
pour tirer de la victoire l’énergie nécessaire afin de gouverner autrement notre province.
Notre défi est d’AGIR ET PENSER Kongo Central. C’est intégrer que la conquête d’un avenir
meilleur pour notre province est l’affaire de TOUS, prendre à bras-le-corps les grandes questions qui
agitent notre actualité, y apporter des réponses viables, sans démagogie, sans obérer notre avenir. Et
c’est là que réside notre rôle : affirmer notre identité en créant les conditions optimales à l’émergence
du Kongo Central de demain, en construisant sereinement notre avenir sur nos propres atouts. Les
difficultés que rencontre notre Province nous obligent à un discours responsable et nous appellent à
faire preuve de grandeur.
2.1. 1
er secteur clé : POLITIQUE, SÉCURITÉ, RESTAURATION DE L’AUTORITÉ DE
L’ÉTAT ET PROMOTION DE L’ÉTAT DE DROIT ET DE LA DÉMOCRATIE : un
Gouvernement provincial de l’action et du rassemblement
2.1.1. Renforcement et restauration de l’autorité de l’État et de l’État de droit
NOS PROPOSITIONS :
➢ Rétablir l’autorité de l’État et de l’État de droit ;
➢ Faire régner un climat de stabilité et de collaboration dans les institutions politiques provinciales
(Gouvernement et Assemblée Provinciale) ;
➢ Rapprocher l’administration des administrés : mon bureau, c’est le terrain ;
➢ Accompagner la mise en place effective du processus de la décentralisation ;
➢ Appuyer les services de l’ordre et de sécurité de manière à les rendre capables d’intervenir et de
jouer pleinement leur rôle par anticipation (la police, les services de renseignement, de migration
et l’armée) ;
➢ Veiller à ce que la police et les services de sécurité soient de proximité à travers la province et
éviter les tracasseries et antivaleurs sous toutes leurs formes ;
➢ Renforcer les moyens de la Fonction publique provinciale pour plus d’efficacité (renformer ses
compétences dans le numérique, former davantage) ;
➢ Appuyer la Justice comme épine dorsale de notre gouvernance, essentielle à un État de droit et
équitable où tous les citoyens sont égaux devant la loi et la justice ;
➢ Garantir l’expression de la presse, de la liberté des populations et les droits humains ainsi que de
la démocratie en collaboration avec les ONGD, les représentations des Nations Unies et les
partenaires bilatérales de la RDC représentés en province ;
➢ Consolider les relations communautaires, culturelles et politiques ;
➢ Combattre la corruption en renforçant les mécanismes de vérification, de contrôle et de
surveillance.
2.1.2. Pacification, promotion de la réconciliation, de la cohésion sociale et de l’unité de la
province
➢ Éradiquer totalement les germes de conflits et de l’insécurité à travers la Province, notamment
en s’attaquant à tous les conflits communautaires et sociales, conflits fonciers et coutumiers ainsi
que de la délinquance et de la criminalité des villes et banditisme avéré sous toutes leurs formes ;
➢ Restaurer la sécurité dans les dix territoires que compte la province ;
➢ Limiter les tensions sociales et politiques entre les groupes sociaux et les acteurs politiques
(forum de paix et de réconciliations des enfants du Kongo Central) ;
➢ Bannir les discriminations tribales et linguistiques ;
➢ Mettre en place une bonne politique participative ;
➢ Mettre en place la stratégie de 6 fonctions stratégiques à savoir : connaître, prévenir, anticiper,
dissuader, protéger et intervenir ;
➢ Veiller et renforcer la surveillance et le contrôle des frontières en collaboration avec les services
déconcentrés ;
➢ Appuyer, tant soit peu, les hommes en armes et la police ;
➢ Maintenir le dialogue social et institutionnel ;
➢ Combattre l’intolérance politique qui a élu domicile au Kongo Central, le tribalisme et le
divisionnisme sous toutes leurs formes ;
➢ Assurer l’égalité de traitement et accompagnement des différents territoires et secteurs ;➢ Promouvoir le patriotisme et l’unité nationale ;
➢ Instituer des structures permanentes de prévention des conflits en amont et de résolution desdits
conflits en aval, notamment par la justice et des mécanismes de suivi.
2.2. 2
ème secteur clé : ÉCONOMIE ET FINANCES : un gouvernement provincial d’audace, qui
ose et d’espoir pour bâtir le Kongo Central qui vient
2.2.1. Encadrement de la production et mobilisation des recettes
NOS PROPOSITIONS :
➢ Encadrer et promouvoir la production agricole (pisciculture, pêche et élevage) ;
Pour la première fois dans l’histoire de notre pays, nous allons recourir à un édit d’orientation
agricole qui va définir les « zones spéciales d’action rurale » dans les 10 territoires en vue d’un
meilleur aménagement du territoire tout en fixant les investissements prioritaires pour la province. La
finalité étant de faire émerger une nouvelle génération des jeunes agriculteurs.
Les rendements agricoles sont faibles dans la province du Kongo Central comme l’affirme le Rapport
Sécurité alimentaire, niveau de production agricole et animale, évaluation de la campagne 2017-2018
et bilan alimentaire du pays publié en août 2018 par le Ministère national de l’Agriculture en
collaboration avec le FAO, la CAID et le PAM. La finalité de notre programme que nous allons lancer
aussitôt élus est d’améliorer les rendements agricoles en introduisant l’agriculture mécanisée à la place
d’agriculture vivrière qui ne permet de sortir les populations du joug de la pauvreté.
➢ Relancer les activités minières, d’hydrocarbure et artisanale ;
➢ Entretenir des voies et routes locales et de dessertes agricoles ;
➢ Accompagner et installer quelques unités de transformation des produits locaux ;
➢ Encadrer la production artisanale et artistique ainsi que de tourisme ;
➢ Encadrer les commerçants et hommes d’affaires en collaboration avec la FEC ;
➢ Vulgariser les réformes minières, des finances publiques et économiques ;
➢ Digitaliser la DGR/KC pour une meilleure mobilisation des recettes (chaîne de la recette) ;
➢ Équiper les services de mobilisation et encadrement des recettes en infrastructures et matériels
de travail idoines ;
➢ Combattre le coulage des recettes, la fraude fiscale, le blanchiment des capitaux, le détournement
des deniers publics et la fraude ;
➢ Enclencher les réformes institutionnelles au niveau de la province ;
➢ Promouvoir la classe moyenne, l’entreprenariat et les PME ;
➢ Améliorer la gouvernance dans la gestion de ressources naturelles ;
➢ Accompagner et promouvoir l’amélioration du climat des affaires ;
➢ Combattre la corruption notamment en renforçant les mécanismes de vérification, de contrôle et
de surveillance dans le secteur des finances de la province avec l’appui des services dédiés à la
lutte contre la corruption :
➢ Gérer convenablement le patrimoine de l’État et de la Province (contre l’aliénation et la
spoliation) ;
➢ Faciliter la collaboration entre le Gouvernement provincial et les bailleurs des fonds pour le
développement rapide.
2.2.2. Améliorer la gestion des finances publiques de la province
NOS PROPOSITIONS :
➢ Assainir les finances publiques notamment en mobilisant davantage des recettes budgétaires
dans le respect des assignations prévues par l’édit budgétaire de la province ;
➢ Engager les dépenses dans les limites autorisées, sauf en cas de force majeure, sans sacrifier la
qualité desdites dépenses (chaîne de la dépense) ;
➢ Instaurer l’usage du budget programme ;
➢ Ancrer au sein des services administratifs et publics la pratique d’une gestion axée sur les
résultats ;
➢ Lutter contre la fraude et l’évasion fiscale en instituant un système de guichet unique s’il échait,
notamment par l’informatisation du système de gestion et de l’information ;
➢ Redistribuer au mieux les effets de la croissance notamment par la création des emplois
indirects ;
➢ Reconquérir le marché intérieur, pour réduire la grande extraversion de notre économie
provinciale ;
➢ Créer des pôles de développement économique en province et collaborer avec les institutions
internationales de microfinances ou bancaires.
2.3. 3
ème secteur clé : INFRASTRUCTURES ET RECONSTRUCTION
NOS PROPOSITIONS :
➢ Construire, réhabiliter, moderniser les infrastructures de base et communautaire (entretien des
routes et voies de communication : transport, voies fluviales, des ports et aéroports de la
Province) ;
➢ Construire et réhabiliter les édifices publics (écoles, hôpitaux, centres de santé, bureaux de l’État,
marchés, entrepôts, etc.)
Notre projet, ‘KONGO CENTRAL NA NTUALA’, c’est avant
tout l’efficacité, la responsabilité, la proximité et l’ambition »
Le présent document aborde en luminaire la vision de gouvernance que j’entends
instaurer dans la Province du Kongo Central, une fois élu à la tête de celle-ci conformément à l’article
198 de la Constitution, et ce, sous l’impulsion de Son Excellence Monsieur le Président de la
République, Chef de l’État, qui entérine l’élection des Gouverneurs et Vice-Gouverneurs en les
investissant par Ordonnance présidentielle.
S’inscrivant dans la vision éclairée du Chef de l’État, fil conducteur de la croissance économique et de
l’émergence de la République Démocratique du Congo, la vision présentée dans ce document reste
sommaire et pourra être matérialisée par un plan d’actions structuré et détaillé à présenter et à défendre
devant l’Assemblée Provinciale, assorti d’un budget, entendez par-là, un programme d’actions chiffré
et concret. Ces instruments s’aligneront étroitement derrière le Programme du Gouvernement de la
République étant donné que la RDC est un État unitaire décentralisé.
En effet, la Constitution de la RDC du 18 février 2006 telle que révisée à ce jour par la loi n°11/002 du
20 janvier 2011 portant révision de certains articles de la Constitution, a institué bien des réformes
institutionnelles profondes, et ce, dans tous les domaines de la vie nationale. Elle procède à une
redéfinition du profil de l’État en optant pour la décentralisation comme mode d’organisation et de
gestion administrative de l’État censée favoriser la bonne gouvernance et créer des centres d’impulsion
et de développement à la base en rapprochant le processus de décision des citoyens et, partant, favoriser
l’émergence d’une démocratie de proximité. Cet état de fait marque un tournant décisif dans le mode
de gouvernance et d’organisation administrative et territoriale de notre pays, institutionnalisant ainsi
trois niveaux complémentaires et indissociables d’exercice du pouvoir : le Gouvernement central, les
provinces et les entités territoriales décentralisées. L’ambition du constituant congolais est, à cet égard,
de doter aux provinces et aux ETD des moyens conséquents et adéquats à même de leur permettre de
faire face aux défis de développement locaux et favoriser leur développement intégral.
La décentralisation est ainsi devenue le mode de gestion des affaires publiques en RDC avec comme
toile de fond la libre administration des provinces et l’autonomie de gestion de leurs ressources
économiques, humaines, financières et techniques, à travers notamment :
• la Loi n° 08/012 du 31 juillet 2008 portant principes fondamentaux relatifs à la libre
administration des provinces ;
• la Loi n° 08/015 du 07 octobre 2008 portant modalités d’organisation et de fonctionnement de
la Conférence des Gouverneurs de Province ;
• la Loi n° 08/016 du 07 octobre 2008 portant composition, organisation et fonctionnement des
entités territoriales décentralisées et leurs rapports avec l’État et les Provinces, ainsi que tout un arsenal juridique en élaboration.
Cet élan de décentralisation voulu par le constituant fixe aussi la répartition des compétences entre le
Pouvoir Central et les Provinces. Les matières sont donc, soit de la compétence exclusive du Pouvoir
Central (article 202 de la Constitution), soit de la compétence concurrente du Pouvoir Central et des
provinces (article 203 de la Constitution), soit de la compétence exclusive des provinces (article 204
de la Constitution).
Sur les 29 matières qui sont de la compétence exclusive des provinces, nous pouvons en citer quelques-
unes, à savoir :
- le plan d’aménagement de la Province ;
- la fonction publique provinciale et locale ;
- les travaux et marchés publics d’intérêt provincial et local ;
- l’acquisition des biens pour les besoins de la province ;
- les communications intérieures des provinces ;
- l’élaboration des programmes miniers, minéralogiques, industriels, énergétique d’intérêt
provincial et leur exécution conformément aux normes générales du planning national ; - l’élaboration des programmes agricoles et forestiers et leur exécution conformément aux
normes du planning national, l’affectation du personnel agricole, des cadres conformément
aux dispositions du statut des agents de carrière des services publics de l’État, l’application de
la législation nationale concernant l’agriculture, la forêt, la chasse et la pêche ainsi que
l’environnement, la conservation de la nature et la capture des animaux sauvages,
l’organisation et le contrôle des campagnes agricoles, la fixation des prix des produits
agricoles ; - l’habitat urbain et rural, la voirie et les équipements collectifs provinciaux et locaux ;
- l’exploitation des sources d’énergie non nucléaire et la production de l’eau pour les
besoins de la province ; - la planification provinciale.
Il en ressort que le Gouvernement provincial n’a certes pas tous les pouvoirs ; mais il en a
beaucoup. Fort malheureusement, depuis plus d’une décennie, notre province connaît l’une des crises
les plus graves de son histoire.
C’est tout d’abord une crise morale et politique : la classe politique de la Province est dans des
querelles constantes, sans consensus minimum sur les fondamentaux du vivre ensemble et du
développement. L’effritement des valeurs NE KONGO est si criant aujourd’hui qu’il déshonore notre
province. Sans audace, ni ambition commune pour notre province pourtant stratégique et riche en
potentiel. Le savoir-faire, la bonne gouvernance et l’intégrité, valeurs chères aux NE KONGO
semblent avoir cédé la place à la résignation, à l’immoralité et au cynisme ;
Une crise économique : elle se manifeste par l’incapacité de poser les bases solides du renouveau et
du développement de notre province, malgré la propagande des politiciens carriéristes par coup des phrases creuses sorties avec démagogie. Elle frappe de plein fouet notre province et n’épargne aucune
de nos familles, surtout les plus vulnérables. Elle fragilise nos territoires, intensifie l’exode rural et
barre l’avenir à beaucoup trop de nos jeunes laissés sans perspective du lendemain. L’espérance semble
avoir cédé le pas au déclin
Une crise sociale : aucune base solide pour lutter contre la malnutrition et ses conséquences sur le
développement des enfants en bas âge, le chômage, la paupérisation de nos concitoyens, surtout en
milieux ruraux, les difficultés d’accès à l’eau potable et à l’électricité, la corruption et l’impunité, le
désordre, etc.
Pourtant, quand il y a du courage, il n’y a pas de fatalité. Il est encore possible d’impulser une
nouvelle dynamique politique, économique et sociale. Comme le disait à juste titre John Fitzgerald
Kennedy, « les problèmes du monde ne peuvent être résolus par des sceptiques ou des cyniques dont
les horizons se limitent aux réalités évidentes. Nous avons besoin d’hommes capables d’imaginer ce
qui n’a jamais existé ».
Pour plus de clarté, la vision ici résumée, s’articule autour de 10 thèmes essentiels (POLITIQUE,
SÉCURITÉ, ÉCONOMIE, AGRICULTURE, ÉLEVAGE ET PÊCHE, SANTÉ, ÉDUCATION,
INFRASTRUCTURES, ÉNERGIE, MINES ET DÉVELOPPEMENT RURAL) structurés en 4
Secteurs clés développés dans les lignes qui suivent et précédés par une brève présentation de la
Province du Kongo-Central.
I. PRÉSENTATION SOMMAIRE DE LA PROVINCE DU KONGO-CENTRAL
1.1. Situation géographique
La Province du Kongo Central est l’une des 26 provinces que compte la République Démocratique du
Congo. Extension la plus occidentale du Pays, elle constitue l’unique voie d’accès du Congo-Kinshasa
vers l’Océan Atlantique. Elle a pour chef-lieu la ville de Matadi.
Superficie : 53.920 km2
Population : 5.575 millions d’habitants (2015)
Elle compte 10 territoires, à savoir :
▪ KASANGULU ;
▪ MADIMBA ;
▪ MBANZANGUNGU ;
▪ KINVULA ;
▪ LUOZI ;
▪ SONGOLOLO ;
▪ LUKULA ;
▪ SEKE-BANZA ;
▪ TSHELA et MOANDA
Ces territoires sont déclinés en 55 secteurs et chefferies.
Climat : la province du Kongo Central possède une courte saison sèche de mai à septembre et une
longue saison des pluies d’octobre à mai, entrecoupée d’une petite saison sèche entre janvier et février.
Elle possède un climat de savane avec un hiver sec. Selon le classement de Koppen-Geiger, les
précipitations sont beaucoup plus importantes en saison pluvieuse qu’en saison sèche. La température
est de 23,1° et les précipitations sont en moyenne de 781,6 mm.
Elle est limitée à l’Est par la ville de Kinshasa et la Province du Kwango ; Au Sud par l’Angola ; à
l’Ouest par l’océan Atlantique ; et au Nord par la République du Congo.
Coordonnées géographiques : elle s’étend entre 5°49’ latitude sud, 13°29’ longitude Est 400 m
d’altitude. Le Kongo-Central est bien traversé par le fleuve Congo de l’est à l’ouest mais une partie
seulement est navigable, soit de la ville de Matadi à Moanda.
Elle est également traversée par la Route nationale n°1 (RN1) depuis l’atlantique jusqu’à la ville
Province de Kinshasa.
1.2. Situation économique
A l’instar de l’économie nationale, l’économie du Kongo Central est fort dominée par l’activité
agricole, même si son secteur pétrolier reste également l’un des plus importants. D’après la dernière estimation du PIB de la Province selon l’étude conduite par PDPC. Le secteur agricole compte pour
plus de la moitié de l’activité, soit 55 %, alors que la part des industries extractives, essentiellement
des hydrocarbures, s’élève à 23 %. Le secteur secondaire qui inclut les industries manufacturées reste
faible, soit 10 % du PIB et le secteur des services compte 12 % du PIB en moyenne dont plus de 2/3
sont des activités commerciales.
II. NOTRE PROJET DE MANDAT : KONGO CENTRAL NA NTUALA
Chers concitoyens,
Mesdames et messieurs les élus,
Mes frères et sœurs NE KONGO,
Nous devons être responsables !
La prochaine élection de gouverneur qui aura lieu ce 06 mai 2022 sera l’occasion, pour notre province,
d’une rupture franche avec un monde dépassé et sans vision et des dominants corrompus par la
cupidité. Mais cela ne peut être le résultat d’une addition d’opposition et de votes négatifs. Notre tâche
est de construire une majorité d’adhésion. Il le faut non seulement pour gagner l’élection, mais aussi
pour tirer de la victoire l’énergie nécessaire afin de gouverner autrement notre province.
Notre défi est d’AGIR ET PENSER Kongo Central. C’est intégrer que la conquête d’un avenir
meilleur pour notre province est l’affaire de TOUS, prendre à bras-le-corps les grandes questions qui
agitent notre actualité, y apporter des réponses viables, sans démagogie, sans obérer notre avenir. Et
c’est là que réside notre rôle : affirmer notre identité en créant les conditions optimales à l’émergence
du Kongo Central de demain, en construisant sereinement notre avenir sur nos propres atouts. Les
difficultés que rencontre notre Province nous obligent à un discours responsable et nous appellent à
faire preuve de grandeur.
2.1. 1
er secteur clé : POLITIQUE, SÉCURITÉ, RESTAURATION DE L’AUTORITÉ DE
L’ÉTAT ET PROMOTION DE L’ÉTAT DE DROIT ET DE LA DÉMOCRATIE : un
Gouvernement provincial de l’action et du rassemblement
2.1.1. Renforcement et restauration de l’autorité de l’État et de l’État de droit
NOS PROPOSITIONS :
➢ Rétablir l’autorité de l’État et de l’État de droit ;
➢ Faire régner un climat de stabilité et de collaboration dans les institutions politiques provinciales
(Gouvernement et Assemblée Provinciale) ;
➢ Rapprocher l’administration des administrés : mon bureau, c’est le terrain ;
➢ Accompagner la mise en place effective du processus de la décentralisation ;
➢ Appuyer les services de l’ordre et de sécurité de manière à les rendre capables d’intervenir et de
jouer pleinement leur rôle par anticipation (la police, les services de renseignement, de migration
et l’armée) ;
➢ Veiller à ce que la police et les services de sécurité soient de proximité à travers la province et
éviter les tracasseries et antivaleurs sous toutes leurs formes ;
➢ Renforcer les moyens de la Fonction publique provinciale pour plus d’efficacité (renformer ses
compétences dans le numérique, former davantage) ;
➢ Appuyer la Justice comme épine dorsale de notre gouvernance, essentielle à un État de droit et
équitable où tous les citoyens sont égaux devant la loi et la justice ;
➢ Garantir l’expression de la presse, de la liberté des populations et les droits humains ainsi que de
la démocratie en collaboration avec les ONGD, les représentations des Nations Unies et les
partenaires bilatérales de la RDC représentés en province ;
➢ Consolider les relations communautaires, culturelles et politiques ;
➢ Combattre la corruption en renforçant les mécanismes de vérification, de contrôle et de
surveillance.
2.1.2. Pacification, promotion de la réconciliation, de la cohésion sociale et de l’unité de la
province
➢ Éradiquer totalement les germes de conflits et de l’insécurité à travers la Province, notamment
en s’attaquant à tous les conflits communautaires et sociales, conflits fonciers et coutumiers ainsi
que de la délinquance et de la criminalité des villes et banditisme avéré sous toutes leurs formes ;
➢ Restaurer la sécurité dans les dix territoires que compte la province ;
➢ Limiter les tensions sociales et politiques entre les groupes sociaux et les acteurs politiques
(forum de paix et de réconciliations des enfants du Kongo Central) ;
➢ Bannir les discriminations tribales et linguistiques ;
➢ Mettre en place une bonne politique participative ;
➢ Mettre en place la stratégie de 6 fonctions stratégiques à savoir : connaître, prévenir, anticiper,
dissuader, protéger et intervenir ;
➢ Veiller et renforcer la surveillance et le contrôle des frontières en collaboration avec les services
déconcentrés ;
➢ Appuyer, tant soit peu, les hommes en armes et la police ;
➢ Maintenir le dialogue social et institutionnel ;
➢ Combattre l’intolérance politique qui a élu domicile au Kongo Central, le tribalisme et le
divisionnisme sous toutes leurs formes ;
➢ Assurer l’égalité de traitement et accompagnement des différents territoires et secteurs ;➢ Promouvoir le patriotisme et l’unité nationale ;
➢ Instituer des structures permanentes de prévention des conflits en amont et de résolution desdits
conflits en aval, notamment par la justice et des mécanismes de suivi.
2.2. 2
ème secteur clé : ÉCONOMIE ET FINANCES : un gouvernement provincial d’audace, qui
ose et d’espoir pour bâtir le Kongo Central qui vient
2.2.1. Encadrement de la production et mobilisation des recettes
NOS PROPOSITIONS :
➢ Encadrer et promouvoir la production agricole (pisciculture, pêche et élevage) ;
Pour la première fois dans l’histoire de notre pays, nous allons recourir à un édit d’orientation
agricole qui va définir les « zones spéciales d’action rurale » dans les 10 territoires en vue d’un
meilleur aménagement du territoire tout en fixant les investissements prioritaires pour la province. La
finalité étant de faire émerger une nouvelle génération des jeunes agriculteurs.
Les rendements agricoles sont faibles dans la province du Kongo Central comme l’affirme le Rapport
Sécurité alimentaire, niveau de production agricole et animale, évaluation de la campagne 2017-2018
et bilan alimentaire du pays publié en août 2018 par le Ministère national de l’Agriculture en
collaboration avec le FAO, la CAID et le PAM. La finalité de notre programme que nous allons lancer
aussitôt élus est d’améliorer les rendements agricoles en introduisant l’agriculture mécanisée à la place
d’agriculture vivrière qui ne permet de sortir les populations du joug de la pauvreté.
➢ Relancer les activités minières, d’hydrocarbure et artisanale ;
➢ Entretenir des voies et routes locales et de dessertes agricoles ;
➢ Accompagner et installer quelques unités de transformation des produits locaux ;
➢ Encadrer la production artisanale et artistique ainsi que de tourisme ;
➢ Encadrer les commerçants et hommes d’affaires en collaboration avec la FEC ;
➢ Vulgariser les réformes minières, des finances publiques et économiques ;
➢ Digitaliser la DGR/KC pour une meilleure mobilisation des recettes (chaîne de la recette) ;
➢ Équiper les services de mobilisation et encadrement des recettes en infrastructures et matériels
de travail idoines ;
➢ Combattre le coulage des recettes, la fraude fiscale, le blanchiment des capitaux, le détournement
des deniers publics et la fraude ;
➢ Enclencher les réformes institutionnelles au niveau de la province ;
➢ Promouvoir la classe moyenne, l’entreprenariat et les PME ;
➢ Améliorer la gouvernance dans la gestion de ressources naturelles ;
➢ Accompagner et promouvoir l’amélioration du climat des affaires ;
➢ Combattre la corruption notamment en renforçant les mécanismes de vérification, de contrôle et
de surveillance dans le secteur des finances de la province avec l’appui des services dédiés à la
lutte contre la corruption :
➢ Gérer convenablement le patrimoine de l’État et de la Province (contre l’aliénation et la
spoliation) ;
➢ Faciliter la collaboration entre le Gouvernement provincial et les bailleurs des fonds pour le
développement rapide.
2.2.2. Améliorer la gestion des finances publiques de la province
NOS PROPOSITIONS :
➢ Assainir les finances publiques notamment en mobilisant davantage des recettes budgétaires
dans le respect des assignations prévues par l’édit budgétaire de la province ;
➢ Engager les dépenses dans les limites autorisées, sauf en cas de force majeure, sans sacrifier la
qualité desdites dépenses (chaîne de la dépense) ;
➢ Instaurer l’usage du budget programme ;
➢ Ancrer au sein des services administratifs et publics la pratique d’une gestion axée sur les
résultats ;
➢ Lutter contre la fraude et l’évasion fiscale en instituant un système de guichet unique s’il échait,
notamment par l’informatisation du système de gestion et de l’information ;
➢ Redistribuer au mieux les effets de la croissance notamment par la création des emplois
indirects ;
➢ Reconquérir le marché intérieur, pour réduire la grande extraversion de notre économie
provinciale ;
➢ Créer des pôles de développement économique en province et collaborer avec les institutions
internationales de microfinances ou bancaires.
2.3. 3
ème secteur clé : INFRASTRUCTURES ET RECONSTRUCTION
NOS PROPOSITIONS :
➢ Construire, réhabiliter, moderniser les infrastructures de base et communautaire (entretien des
routes et voies de communication : transport, voies fluviales, des ports et aéroports de la
Province) ;
➢ Construire et réhabiliter les édifices publics (écoles, hôpitaux, centres de santé, bureaux de l’État,
marchés, entrepôts, etc.)
