Kongo Central: le Conseil d’Etat a désagréablement surpris !
Nul n’ignore que la réhabilitation de Atou Matubuana Nkuluki au poste de gouverneur du Kongo Central avait été vivement réclamée par toute la population de cette province. Pour preuve, on avait noté des marches par ci par là pour exiger haut et fort, le retour aux affaires de ce commis de l’État mais en vain, car le ministre de l’intérieur n’en voulait au point d’en faire son dossier personnel.
Puis vint l’election du gouverneur et vice gouverneur. Contre toute attente, la Ceni retient le Kongo central sur la liste des provinces concernées par ces élections.
La population continuait toujours à réclamer le retour d’Atou Matubuana conformément à l’exécution de l’ordonnance ROR 320 du conseil d’État qui empêchait la CENI d’organiser cette élection.
Dans son ordonnance, il est rappelé que le Conseil d’État avait suspendu les effets de la décision du Vice-Premier Ministre de l’Intérieur, Daniel Aselo, organisant l’intérim du gouverneur de la province du Kongo-Central. Par cette décision de la plus haute juridiction administrative, Atou Matubuana était autorisé à reprendre ses fonctions de gouverneur de province.
Puis vint l’élection du gouverneur et vice gouverneur avec toutes les contestations enregistrées et des révélations liées à la corruption à ciel ouvert.
L’un des candidats malheureux en la personne de Ngabala introduit une requête en annulation des élections du gouverneur et vice gouverneur devant la cour d’appel de Matadi avant d’aller saisir le conseil d’État pour la même cause. Au conseil d’État tout comme à la cour d’appel de Matadi, les avocat de Ngabala avaient soulevé l’existence de l’ordonnance du conseil d’État 320 portant réhabilitation du gouverneur Atou Matubuana. Ici, l’opinion a été désagréablement surprise de voir la haute cour administrative se dedire. Cette décision du conseil d’État a si gravement semer la confusion et du coup ternir son image
alors qu’il jouissait encore d’une bonne réputation dans ce dossier. La politique ayant emporté sur le droit, jusqu’à martyriser celui qui s’est toujours efforcé pour la matérialisation de la vision du développement prônée par le chef de l’État, déplore-t-on.
On rappelle que le combat d’Atou Matubuana remonte depuis son élection à la tête du Kongo central contre Simon Mbatshi. Il a survécu à la première suspension. La deuxième, gravement injuste, avec VPM Daniel ASELO qui l’a secoué et en même temps déstabilisé la province du Kongo Central pendant des mois. Devant cette conspiration et injustice, Atou Matubuana a choisi la voie de la justice pour défendre ses droits. Il a vaincu la République au Conseil d’Etat. En violation des lois de la République, le VPM de l’intérieur a refusé d’exécuter l’ordonnance 320 qui le réhabilitait au poste de Gouverneur. La CENi a emboîté le pas en alignant injustement le Kongo Central parmi les provinces à problèmes malgré la non vacance de poste.
Danny Musangu
