Bas – Uele: Augustine Dako Nabala demeure la présidente légale et légitime de l’Assemblée provinciale
L’assemblée provinciale du Bas Uele a connu une secousse de mauvais goût après l’élection de gouverneur et vice gouverneur de cette province.
Un groupe de huit députés provinciaux invalidés par la plénière suite à leur absentéisme, ont décidé de déstabiliser l’organe délibérant provincial en retirant irrégulièrement leur confiance à la présidente ainsi qu’ au vice président.
Soutenus par la Gouverneure a.i d’alors, ces députés provinciaux appuyés financièrement par la sénatrice Carole Agito, avaient au mois de juin dernier, violé l’enceinte de l’Assemblée provinciale en cassant les portes afin d’installer le bureau d’âge.
La scène s’était déroulée sous le regard des membres du comité provincial de sécurité. Pour accomplir leur sale besogne, ces Huit députés qui ont réussi à rallier cinq autres à leur cause macabre, détenaient l’autorisation délivrée par l’inspecteur territorial. Acte qui viole délibérément le caractère inviolable de l’enceinte de l’Assemblée provinciale par des personnes n’ayant pas qualité.
C’est dans la précipitation que le bureau d’âge s’est permis d’organiser l’élection du président et vice président de l’Assemblée provinciale du Bas Uele.
Cette attitude foule en effet l’ordre ou l’appel du chef de l’État relayé par le vice premier ministre, ministre de l’intérieur. Félix Antoine Tshisekedi tshilombo a demandé la surseance des motions dont l’objectif serait de se régler des comptes, cela en vue de permettre la stabilité des institutions provinciales et ainsi favoriser le développement tant attendu par les Congolais.
Que reproche t on à la présidente et au vice président ?
Rien de réglementaire. Sinon la colère de huit députés provinciaux invalidés qui ont décidé d’en découdre avec ces deux membres du bureau qui pourtant n’ont fait qu’appliquer le règlement d’ordre intérieur.
Aussi comme l’honorable présidente lors de l’élection de gouverneur et vice gouverneur avait soutenu un autre candidat en lieu et place du Professeur Bombiti, l’actuel Gouverneur, sa présence à la tête de l’organe délibérant provincial constituerait un blocage pour la bonne exécution du programme gouvernemental.
Il était donc impérieux pour ce groupe d’abord de huit députés provinciaux puis 13 par la suite, de se débarrasser de l’honorable Augustine Dako Nabala et placer celui qui dira Amen à tout ce que ferait le Gouverneur nouvellement élu. L’intérêt de la population pris ou pas en compte. Un véritable club d’amis au sommet de la province.
La question que les observateurs se posent est de savoir pourquoi le VPM intersec ne dit mot face à ce désordre, mieux cette barbarie qui règne dans le Bas Uele. Et pourtant c’est lui qui a instruit les assemblées provinciales à ne mener aucune action allant dans le sens de déstabiliser les provinces.
Certaines sources évoquent cependant la complicité de Daniel Aselo dans ce dossier. Ce dernier aurait été approché par la maraine de ces députés rebelles, nous avons cité, la toute puissante Carole Agito, questeure du sénat.
Il ya peu Augustine Dako Nabala était la protégée de Carole Agito qui lui devait son élection comme sénatrice. Le retournement de situation entre les deux dames leaders du Bas Uele laisse perplexe plus d’une personne.
Aussi comment les députés invalidés se sont ils permis d’installer le bureau d’âge et définitif ?
Au stade actuel, seul l’arbitrage du président de la République, chef de l’État, garant du bon fonctionnement des institutions de la République, seul son arbitrage remettra de l’ordre.
L’honorable Dako Nabala doit en effet reprendre son fauteuil de présidente de l’Assemblée provinciale et ainsi procéder à la validation des mandats des suppléants de huit députés provinciaux invalidés régulièrement par la plénière. C’est cela aussi l’état de droit que prône le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi tshilombo.
Il est donc temps d’empêcher l’actuel bureau des kamikazes de marcher sur la décision du président de la République.
De l’avis des observateurs, le huit députés provinciaux invalidés qui sèment le désordre doivent être traduits en justice pour servir d’exemple à ceux qui tenteraient ce genre d’exercice anticonstitutionnel.
Fidèle Amatsho
